TOUT D’ABORD…
Salut tout le monde !
On commence avec trois news pour mieux se griffer les yeux :
Happy birthday Meta ! Eh oui, Facebook a 20 ans, et c’est l’occasion de se remémorer les meilleures Zuckeries de ces deux dernières décennies, de ses plus beaux looks d’avatar sans jambe en passant par ses costumes de chevalier et ses gâteaux d’anniv en forme de barbecue. Bref, vingt ans de cringe et de malaise, qui ne nous donnent pas franchement hâte de le voir couronné « AI God King ».
En octobre 2008, Satoshi Nakamoto créait le bitcoin puis disparaissait des radars. À ce jour, personne ne sait qui il est, mais depuis huit ans, un certain Craig Wight, informaticien australien de 53 ans, revendique le contrôle ultime du réseau. Depuis Lundi, un procès s’est ouvert à Londres pour déterminer si Craig et Satoshi ne font qu’un… Sauf qu’a priori, le verdict est vite vu : le pauvre Craig aurait forgé ses « preuves » avec ChatGPT, tout en se montrant incapable de produire les clés privées qui permettraient d'accéder aux 1,1 million de bitcoins originaux minés par Nakamoto (et qui valent aujourd’hui 47 milliards de dollars). Allez, c’est pour la prochaine !
Taylor Swift suit les traces d’Elon, en commençant par un gros coup de pression judiciaire envers Jack Sweeney, le célèbre étudiant américain traqueur de jets sur les réseaux. Grâce à lui, nous savons que Taylor est la célébrité qui pollue le plus, ce qui ne serait pas sans provoquer « une détresse émotionnelle et physique » ainsi qu’un « préjudice irréparable » selon les avocats de la chanteuse. Et pour celles et ceux que ça intéresse, les traqueurs de jet sont dans le 3ème numéro de Climax Les riches vont maigrir, à découvrir ici !
LA BONNE NOUVELLE DE LA SEMAINE (OU PAS) ?
Êtes-vous un human peacok ?
Alors que tout le monde a désormais achevé sa transition de Chief Metavers à Chief AI Officer et que les bullshit-quotes continuent de fleurir comme tulipes au printemps, LA question qu’on devrait tous se poser est : pourquoi, alors que personne ne peut décemment saquer le jargon corporate, tout le monde a-t-il été si prompt à l’adopter ? D’où vient notre capitulation collective face au pire du langage humain ?
Sur TikTok, on ne compte plus les comptes qui se moquent ouvertement de notre étrange tendance à parler de « bande passante » (voir ici ou encore là pour une merveilleuse satire du « corporate accent »). Dernier venu dans l’absurdité du paysage sémantique d’entreprise, l’acronyme « ICE » est désormais employé pour désigner un « Involuntary Career Event » ou « événement de carrière involontaire » (en clair, un licenciement). Vous connaissiez la « réorg », préparez-vous pour le « ICE ».
Dans un fabuleux article à dévorer ici, la BBC explore les ressorts psychologiques face à cette folie collective qui ressemble peu ou prou à « une performance d’acteur à temps plein ». Selon les chercheurs Cooper et Brown, la réponse serait à chercher du côté d’un vilain instinct grégaire appelé « human peacocking », soit une mécanique psychique qui nous transformerait littéralement en « paons humains ». Au même titre que le paon déploie ses plumes pour séduire (mais aussi impressionner ses ennemis), nous employons un vocabulaire volontairement cryptique afin d’affirmer notre statut au travail. « Le langage est l'un des mécanismes qui permettent de se montrer - c'est ainsi que l'on démontre que l'on est compétent, que l'on est capable ».
Pire, à l’instar d’une brebis qui s’éloignerait de son troupeau, refuser d’adopter ce langage dans un environnement où le jargon est la norme est une forme d’affront social qui peut avoir des conséquences professionnelles désastreuses, en particulier en début de carrière. Mais au-delà du désir de conformité et d’affirmation, le jargon corporate est aussi (surtout ?) une forme de fuite en avant qui masque la réalité dramatique du marché du travail. Dit autrement : « On utilise des termes bizarres pour tenter de dissimuler la situation, pour faire croire qu'elle n'est pas aussi grave qu'on le pense.»
L’INNOVATION INUTILE DE LA SEMAINE
Allez, on souffle !
Vous en avez marre de déverrouiller votre smartphone avec votre code quand ce dernier ne vous reconnaît pas (le matin au réveil, notamment) ? Pas d’inquiétude : bientôt, ça marchera comme par magie grâce à votre souffle ! C’est en tout cas ce que nous promettent les chercheurs de l’équipe de Mahesh Panchagnula, de l’Institut de technologie de Madras en Inde, qui ont relevé l’existence de notre « empreinte respiratoire », rien que ça !
Et le travail de recherche en question à l’air tout à fait édifiant : alors qu’ils étaient en train de travailler sur les problèmes respiratoires, les chercheurs ont compris qu’un simple souffle pouvait confirmer notre identité avec une précision de 97%. Un nouveau type de reconnaissance biométrique alléchant pour tout un tas de start-ups dans le domaine de la santé et qui fait le lien avec le projet de « nez artificiel ». Une chose est sûre : sur ce coup-là, on n’a pas vraiment envie d’être à la place de l’IA qui va devoir se coltiner toutes nos haleines (et même les plus putrides !).
Allez, bisous !
Merci d'avoir perdu 5mn.
Tech Trash revient dimanche (guettez vos boîtes mail).
Allez hop on partage (sur LinkedIn) #ByebyeTwitter #BisousElon
Bonus : Youpi, Gaby débarque sur Bereal - Dites bonjour à Rufus, le nouveau bot d’Amazon - Bluesky s’ouvre à tous - Une ambiance toujours au top chez SpaceX - Dites bye bye au AI supergang - Le burnout de l’autopromo - Les girafes de la censure - La suite ce dimanche !
Nota Bene : vous avez peut-être remarqué que nous avons changé de plateforme d’envoi (big up à Kessel Media). Si jamais vous recevez ce mail alors que vous vous étiez déjà désincrit·e il y a quelque temps, si vous le recevez en double, si vous avez l’impression de ne plus recevoir Tech Trash, ou encore que votre newsletter favorite arrive désormais dans les spams, n’hésitez pas un instant : écrivez-nous à hello@techtrash.fr. On répond à tout le monde (même si ça peut mettre quelques jours), requêtes, questions, mots d’amour… promis 😘
