Bon match !

Elon et son millier de milliards – La ville privée de SpaceX – la Coupe du monde de l'IA – le grand retour de VivaTech – votre newsletter préférée est de retour avec des dizaines d'infos incroyablement zinzins (mais vraies) sur le flippant (mais fabuleux) monde de la tech… Let's go !

Tech Trash
6 min ⋅ 14/06/2026

TOUT D’ABORD…

Salut tout le monde !

On espère que ça va et que vous n’êtes pas en plein entretien d’embauche (apparemment, c’est plus sympa le week-end). Quoi qu’il en soit, ne déprimez pas : on a quelques succulentes nouvelles sur la tech (et l’IA) dans notre besace… Allez, c’est parti ! 

1/ Une bonne chose de faite ! C’est ce qu’a dû se dire Elon Musk juste après l’introduction en Bourse de SpaceX ce vendredi – valorisée, comme vous le savez probablement, à 2 100 milliards de dollars, ce qui fait décoller sa fortune personnelle à 1 110 milliards (3,15% du PIB américain – quand même). D’ailleurs, est-ce qu’on est vraiment sûr de bien comprendre ce que ça représente, 1 000 milliards de dollars ? A minima, on comprend la promesse de SpaceX, à savoir celle de permettre à tout un chacun d’aller sur la Lune, sur Mars, « pas juste quelques astronautes, tout le monde ! ». Et Musk n’est pas le seul à se frotter les mains après cet incroyable tour de passe-passe, vu que l’IPO va enrichir toute une flopée de fidèles, qui vont devenir multimillionnaires, voire milliardaires pour certains – Antonio Gracias, investisseur proche de Musk passé par le fameux DOGE, voit par exemple sa fortune passer de 2 à 68 milliards de dollars. Une liesse partagée avec quelques happy few, comme le youtubeur Jake Paul, Google qui a fait une énorme plus-value (après avoir investi 900 millions en 2015) ou encore Goldman Sachs, dont les équipes ont fêté l’évènement avec des « Big Bang burritos » et des macarons en forme de roche lunaire (chez JP Morgan c’était des « moon pies »). Rien n’est trop beau quand les billets pleuvent à tout va, peu importe finalement si SpaceX ne réalise même pas le centième de sa valorisation en chiffre d'affaires annuel et perd de l’argent, et que certains parlent déjà d’un spectaculaire « collapse » à venir… Mais pas d’inquiétude : d’après Morgan Stanley, l’entreprise va générer 3 400 milliards de dollars… en 2040. Tout va bien, non ?

2/ Une chose est sûre : avec sa promesse de balader l’humanité dans l’espace, Musk consolide surtout son pouvoir sur Terre. Preuve en est avec Starbase, la ville texane contrôlée par SpaceX, où le désormais « trillionnaire » exerce une influence autant politique qu’économique. Le New York Times a enquêté sur cette étrange ville-entreprise ceinturée de barrières, peuplée de Cybertrucks et gouvernée par des proches de SpaceX, où presque TOUT (logements, restaurants, espaces publics) appartient à l’écosystème Musk. Sur le papier, Starbase ressemblait avant tout à une utopie pour ingénieurs : appartements flambant neufs, beer garden, marchés fermiers, concerts, stock-options à foison. Dans la réalité, les habitants historiques racontent surtout une ville où ils n'ont plus accès à certains bâtiments, où des portiques bloquent les rues et où critiquer SpaceX revient à se mettre à dos l'autorité locale. Quant aux salariés, ils enchaînent souvent les journées de 12 heures dans l'espoir de participer à la conquête de Mars (ou, à défaut, de profiter de la prochaine augmentation de l'action), le tout sous le regard bienveillant d'un buste doré de neuf pieds de haut représentant… Elon, bien sûr. Ça rappelle un peu Fordlândia, l’utopie ratée d’Henry Ford au milieu de l’Amazonie, mais aussi les villes privatisées des Furtifs d’Alain Damasio (« Nestlyon », « Paris-LVMH »...). Peut-être que Musk n'a pas besoin de coloniser Mars finalement, vu qu'il a déjà commencé à coloniser la Terre.

3/ Et c’est parti pour la Coupe du monde du football version IA ! Et vous serez ravis d’apprendre que pour l’occasion, nos géants de la tech préférés ont mis les petits plats dans les grands. À commencer par Google, dont l’IA Gemini devient « l’assistant IA officiel de l’Équipe de France » (rien que ça). Ce n’est pas tout : pour cette 23e Coupe du monde, le moteur de recherche a TOUT misé sur l’Argentine qui devient, en quelque sorte, la première équipe de foot « boostée à l’IA ». Google nous promet également que son IA permettra aux fans de « créer des chansons, des mèmes, des dessins humoristiques et d'autres contenus visuels afin de favoriser les interactions sur les réseaux sociaux pendant et après chaque match ». Pas mal, non ? Et ce n’est pas tout : Waymo, filiale d’Alphabet spécialisée dans les taxis autonomes, compte bien profiter de l’affluence générée pour multiplier les courses, même si on se demande encore comment les véhicules vont gérer les innombrables embouteillages prévus (ce qui n’est pas exactement leur spécialité)… Côté surveillance, on n’est pas déçus non plus : Wired nous raconte comment Boston, Miami, ou encore Atlanta ont prévu de déployer un système de reconnaissance faciale pour entrer dans les stades (mais aussi se payer des hot-dogs ou autres goodies), les villes de Dallas, New York et Guadalupe (Mexique) ont prévu de tout miser sur les chiens-robots, tandis qu’à Kansas City, la reconnaissance faciale se fera dans les bus. Vous en voulez encore ? On termine en beauté avec Trionda, le ballon officiel de la compétition « qui met l'IA au pied des joueurs », avec un capteur miniature intégré, qui permettra de fournir aux arbitres des infos extrêmement précises sur les interactions entre les joueurs. Un petit bijou technologique fabriqué au Pakistan par des salariés… payé 6 euros par jour. Allez, sur ce : bon(s) match(s) à tous !

4/ Vous aussi, vous vous sentez un peu las, déprimés par le marasme économique et l’impasse politique dans laquelle se trouve notre beau pays ? En plus de ça, vous avez loupé le salon de l’Agriculture et la Foire de Paris ? Pas d’inquiétude : VivaTech is back, et pour cette 10e édition, l’équipe autour de Maurice Lévy promet un programme dantesque « sous le signe du changement ». Cocorico ! Bon, on ne sait pas vraiment où se trouve ce fameux changement qui va nous en mettre plein les mirettes, vu que cette édition anniversaire nous propose à peu de choses près le même programme que l’année précédente avec de l’IA en veux-tu en voilà, des robots à toutes les sauces, sans oublier des robots dopés à l’IA (eh oui). Ça commence en grande pompe dès ce dimanche avec un défilé de robots sur les Champs-Elysées, soit une sorte de « before » absolument « extraordinaire ». Et les annonces dithyrambiques n’en finissent plus, comme celles du managing director de l’événement : « On est les meilleurs pour le business de l’innovation, et l’innovation dans le business ! ». Paf ! Niveau invités, à côté des usual suspects qu’on retrouve tous les ans (Yann Le Cun qui va présenter « le projet d’une vie », Emmanuel Macron qui ne refuse jamais une prise de parole en anglais), on attend également le Premier ministre indien et peut-être même un Sam Altman fraîchement débarqué du G7… Et vous ? Prêts à « battre tous les records » ?


L’INNOVATION UTILE (?) DE LA SEMAINE

Les cyberdecks, ça vous parle ? Pour faire simple, ce sont des ordinateurs portables faits maison, assemblés pièce par pièce dans des cuisines, des chambres d'étudiantes ou des ateliers de bricolage. Au cœur de presque tous, on trouve un Raspberry Pi, prêt à être intégré dans n'importe quoi, y compris dans une trousse Hello Kitty ou un sac à main coquillage. Aujourd’hui, c’est toute une communauté de jeunes femmes qui fabriquent des cyberdecks, filment leurs créations sur TikTok et partagent leurs meilleurs tutos sur Reddit pour « réfléchir de manière critique à notre rapport à la technologie et à ce que l'on attend d'une machine »… 

Alors oui, en effet, les cyberdecks ne sauveront pas Internet. Mais ils permettent d’échapper pour un temps à l’implacable contrôle des Big Tech et de réaliser un acte de résistance douce, quelque part entre résilier son abonnement à ChatGPT et brûler les data centers de Jeff Bezos. Comme le résume Annike Tran, l’Anglaise à l’origine de la tendance : « C’est une petite façon de se rebeller, et je pense que c’est ce qui rend cette démarche si puissante. » Allez hop, à vos cyberdecks !

⚠️ Retrouvez cet article (et plein d’autres) dans le nouveau numéro de Climax.


ET POUR FINIR… LE BON PLAN (PROMO) DE LA SEMAINE

Prix affiché = prix payé. (Oui, c'est un argument marketing).

Entre les frais de dossier, les options qui s’ajoutent à la dernière minute et les suppléments qui apparaissent comme par magie au moment de régler, on a parfois l'impression que le prix affiché n'est qu'une suggestion, vous ne trouvez pas ? 

Virtuo a choisi une approche simple et efficace : vous réservez votre voiture depuis l'app, vous l'ouvrez avec votre téléphone, vous partez en week-end, et le prix annoncé est celui que vous payez. Pas de comptoir, pas de paperasse, pas de mauvaise surprise. C’est parti ? 

Pour votre prochaine escapade, ça se passe par ici.

⚠️ Au quotidien, prenez les transports en commun.



Allez, bisous !Allez, bisous !

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(Et une bonne fin de semaine à tous). ❤️‍🔥

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Bonus : Meta crée une « workforce academy » pour apprendre aux Américains à construire des data centers – Gwyneth Paltrow en mode full promo d’Anduril – Faire le 6-7, le 7 juin, à 06H07 – De l’anti-slop IA contre l’IA, ça donne ça – De plus en plus compliqué de se faire augmenter quand on est col blanc – La règle des 90 secondes, ça vous parle ? – Ou vous préférez celle des 2 semaines ? – Hug, bise ou serrage de mains ? – Un problème de maths qu’aucun humain n’arrive à résoudre ? L’IA est sur le coup Simoncini tire à balles réelles sur Piketty – Du nouveau de Buenos Aires – Qui se rappelle de l’Apple Car ? – Une tradwife, ça vaut bien 25 000 dollars, non ? – Bah alors, ils sont où les sex robots ? – Jeff Bezos à la rescousse des pauvres qui gagnent 50K par an – Et, pour finir : le monde avant l’IA, vous vous rappelez ? – La suite… la semaine prochaine !


Nota Bene : si jamais vous recevez ce mail alors que vous vous étiez déjà désinscrit il y a quelque temps, si vous le recevez en double, si vous avez l’impression de ne plus recevoir Tech Trash, ou encore que votre newsletter favorite arrive désormais dans les spams, n’hésitez pas : écrivez-nous à hello@techtrash.fr. On répond à tout le monde (même si ça peut mettre quelques jours), requêtes, questions, mots d’amour… promis 😘

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