Ça commence à bien faire

Dites bonjour au « doom trolling » – la théorie du crack – le panoptique du care – votre newsletter préférée est de retour avec des dizaines d'infos incroyablement zinzins (mais vraies) sur le flippant (mais fabuleux) monde de la tech… Let's go !

Tech Trash
5 min ⋅ 21/06/2026

TOUT D’ABORD…

Salut tout le monde !

Alors, vous continuez à télétravailler ? Apparemment, ce n'est plus vraiment à la mode (et pas forcément idéal pour votre santé mentale). Entre la vague du RTO et les start-ups IA où certains salariés « habitent au bureau », le futur du travail ressemble de plus en plus… au passé. Sur ces bonnes paroles, attrapez votre brumisateur et un verre d'eau, mettez-vous à l'ombre et dégustez cette newsletter qui va vous rafraîchir le cerveau pendant quelques minutes. Allez, c'est parti !

1/ Bienvenue dans l’ère du marketing de l’apocalypse… Et ça commence à bien faire ! Pour la 541432e fois : l’IA va-t-elle provoquer un chômage de masse ? Faire s’effondrer l’économie ? Ou carrément conduire à l’extinction de l’humanité ? Selon les patrons de l’IA, c’est un grand OUI. Et selon ces mêmes patrons de l’IA, c’est aussi LA bonne raison pour continuer à les renflouer de centaines de milliards de dollars. Dans une tribune publiée par le New York Times, l’Américain Cal Newport (qu’on connaît pour son excellent ouvrage Deep Work) appelle ce phénomène le « doom trolling » : cette étrange stratégie de com’ qui consiste à expliquer en permanence que votre produit est potentiellement apocalyptique tout en continuant à le vendre. Sam Altman compare régulièrement l’IA à la bombe atomique. Anthropic alerte sur des modèles capables de s’améliorer eux-mêmes ou de découvrir des failles informatiques à une échelle inédite. Il y a quelques années, Elon Musk avait même signé une lettre réclamant une pause dans le développement de l’IA… avant de lancer Grok six mois plus tard. Pour les critiques du secteur, cette rhétorique catastrophiste a plusieurs avantages : elle gonfle la perception de puissance de la technologie, attire les investisseurs, justifie des valorisations délirantes et permet surtout de présenter les géants de l’IA comme les seuls acteurs capables de nous protéger de la menace qu’ils sont eux-mêmes en train de créer. Comme le résume une spécialiste interrogée par la BBC : plus ces entreprises décrivent leurs produits comme des forces quasi-surnaturelles, plus elles nous donnent l’impression que seuls leurs dirigeants sont capables de les contrôler. Une sorte de marketing de l’apocalypse où nos milliardaires préférés jouent simultanément les rôles du pyromane et du pompier

2/ Vous connaissez la théorie du crack ? En économie, c’est un principe aussi simple que redoutable : offrir un service ou un produit gratuitement jusqu’à rendre les gens accros, puis, d’un coup commencer à les faire payer (de préférence, très cher). Éprouvée par les dealers depuis des décennies (immortalisée dans The Wire et également revendiquée par 50 Cent, passé du crack au rap), c’est exactement vers ce modèle que se dirigerait OpenAI, comme nous le raconte le média américain Futurism. Alors que le Financial Times vient de révéler que le fabricant de ChatGPT avait perdu 39 milliards en 2025 (contre « seulement » 5 milliards en 2024), OpenAI et ses petits camarades Anthropic et Google réfléchissent très sérieusement à mettre fin au buffet à volonté, tant leurs coûts sont astronomiques. Jugez plutôt : selon un rapport de SemiAnalysis, un abonnement à ChatGPT Pro facturé 200 dollars coûterait en réalité à OpenAI jusqu'à 14 000 dollars. Bref, la tech découvre un vieux principe économique : la dépendance, c’est rentable… à condition que quelqu’un finisse par payer l’addition.

3/ Michel Foucault aurait probablement adoré l’histoire racontée par cette enquête fascinante de Wired : aux États-Unis, de plus en plus de seniors se voient installer chez eux des dispositifs dopés à l'IA capables d'écouter leurs conversations, détecter leurs toux, surveiller leurs déplacements ou encore repérer des signes de solitude. Une sorte de panoptique « gentil » où la surveillance est déployée en version « bienveillante ». L’article raconte les mésaventures d'un homme de 86 ans équipé d'un boîtier connecté censé lui permettre de vieillir chez lui, en toute sécurité. Le problème ? L'appareil écoute en permanence et retranscrit certaines conversations privées lorsqu'il détecte des mots-clés liés à une chute, un problème de santé ou une détresse émotionnelle… À un moment, l'homme découvre même que ses confidences sur ses difficultés à marcher ont été transmises à ses aidants. Le diable se cache (évidemment) dans les détails : ce « care panopticon » est plus qu’un simple outil de protection des personnes âgées, c’est aussi un moyen de suivre davantage de patients avec moins de personnel, dans un contexte de pénurie chronique d'aidants (une situation aggravée, aux États-Unis, par la politique anti-immigration de Trump). En résumé : plutôt que de résoudre le manque d'humains en employant des humains, on ajoute des micros (ou des robots). Si certains sont persuadés qu’il y a quelque chose de génial à transformer le panoptique de Foucault en service d'abonnement mensuel (ça ne vous rappelle rien ?), d’autres, comme la chercheuse interrogée par Wired, n’y voient pas que des avantages : « Que se passe-t-il quand votre salon devient un panoptique ? » Les signes de maladie physique ou mentale, mais aussi la tristesse, la solitude ou le déclin cognitif sont-ils vraiment des données comme les autres ? Pas complètement sûr.


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Avec la canicule, un logement sur deux devient « une bouilloire thermique », et dans les logements mal isolés, la chaleur est particulièrement éprouvante. Pour s’adapter au climat du futur, la France doit impérativement accélérer la rénovation énergétique de ses logements.

C’est là qu’intervient Vasco : votre argent contribue à financer des travaux qui réduisent les émissions de CO₂ tout en améliorant concrètement le quotidien de familles qui en ont besoin. Le tout avec une réduction d’impôt de 25%, pour un rendement annuel visé de 9%.

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⚠️ Vasco est reconnue ESUS, labellisée Finansol et encadrée par des notaires.



Allez, bisous !Allez, bisous !

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Bonus : Youpi, on en sait plus sur les flagorneries de Zuck et Bez à TrumpAllez hop, SpaceX vaut désormais plus cher qu’Amazon – Le « financial breaking point » arrive pour la classe moyenne américaine – La guerre des sexes s’accentue en temps de canicule – Pendant ce temps, les robots danseurs cassent des écrans à VivaTech – Et les étudiants de Stanford se lèvent et se cassent – Un jouet à 10 dollars permet aux conducteurs chinois de battre les paramètres de sécurité des voitures Tesla – Devenir cadre dans un bureau, la nouvelle voie de garage pour les jeunes diplômés ? – Après le looksmaxxing, voici le sperm-maxxing – Dites bonjour aux sites à dopamine (où on a l’impression d’acheter, mais en fait non) – Même en prison, Ghislaine Maxwell ne chôme pas – L'appétit vient en mangeant (des insectes) – 70% des enfants sont devant un écran pendant le dîner (et les parents font pire) – Il y a désormais une base de données des chansons utilisées pour entraîner l’IA – Youpi (bis) : après la semaine de 4 jours, la semaine de 7 jours – Chez les écrivains français, on aime détester l’IA Bon vent, Jean – La suite… la semaine prochaine !


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