La « AI hate wave » part. 2 – AI psychosis – la AI music – l'IA catho – votre newsletter préférée est de retour avec des dizaines d'infos incroyablement zinzins (mais vraies) sur le flippant (mais fabuleux) monde de la tech… Let's go !
TOUT D’ABORD…
Salut tout le monde !
Vous aussi, vous êtes de ceux qui ajoutent des fautes un peu partout pour prouver que vous n’êtes pas une IA ? On vous comprend ! Mais pendant que la fronde s’intensifie en Europe et aux États-Unis, force est de constater que dans une autre partie du monde, l’IA connaît une popularité grandissante… Bref : personne ne sait vraiment où tout ça nous mène, mais au moins on a quelques (bonnes) news à vous raconter. Allez, c’est parti !
1/ Tadaaaaaa : la résistance s’organise ! Eh oui : pendant des années, les grands patrons de la tech nous ont expliqué que le déploiement de l’IA était inévitable, que les data centers étaient le prix à payer pour le progrès et que les licenciements liés à l’automatisation relevaient simplement du sens de l’Histoire… Sauf que (et vous n’êtes pas sans le savoir), les initiatives citoyennes se multiplient, que ce soit les étudiants désabusés, la Gen Z qui se rebiffe ou encore les employés qui se positionnent contre l’implémentation de l’IA au sein de leur entreprise. En d’autres termes : la « AI hate wave » continue son petit bonhomme de chemin, et un mouvement mondial commence doucement à prendre forme. Selon Axios, ce mouvement infuse désormais la politique, et une partie des démocrates américains commence à sérieusement remettre tout ça en question. Que ce soit Bernie Sanders qui milite pour un moratoire sur la construction de nouveaux data centers et pousse pour une coopération internationale sur le sujet (avec, notamment, la Chine), Alexandria Ocasio-Cortez qui accuse les data centers de polluer les ressources en eau, la sénatrice Elizabeth Warren qui vient de publier une tribune incitant à largement taxer le secteur ou encore le député Ro Khanna qui dénonce les boomers qui ont légué aux plus jeunes une « économie cassée »… Ajoutez à ça la mise en place d’une « AI Resist List » (projet militant lancé par un collectif de chercheurs, journalistes et activistes critiques de l’IA), qui recense les écoles, commerces, associations et organisations qui s’engagent à limiter ou refuser l’usage de l’IA dans leurs activités, et le fait que plusieurs villes américaines ont recouvert de sacs-poubelle des caméras de surveillance automatisées… De son côté, le gouvernement américain montre les muscles en identifiant désormais les collectifs anti-tech et anti-AI comme de potentiels mouvements… terroristes ! Une stratégie pas super maline (comme d’hab en fait), quand on sait que certains patrons de l’IA commencent petit à petit à revenir sur leurs annonces apocalyptiques ! C’est peut-être le moment de mettre un peu d’eau dans son vin, non ?
2/ On le savait déjà : les personnes qui ont le moins de connaissances en matière d’IA sont aussi les plus propices à l’utiliser. Or, ce lien appelé « faible niveau de littératie – forte réceptivité », affecterait aussi… les CEO des boîtes d’IA eux-mêmes ! Selon une hypothèse avancée par l’entrepreneur Aaron Levie et reprise par TechCrunch, les grands patrons de la tech seraient tous frappés d’une sorte de « AI psychosis », à savoir un subtil mélange de mégalomanie et d’ignorance technique qui les aveuglerait sur les capacités réelles de l’IA (et surtout, ses limites). La théorie avancée est la suivante : puisque les CEO sont loin du terrain et n’ont pas les mains dans le cambouis de leur propre outil, ils ne saisissent pas complètement ce qui peut vraiment être automatisé, et extrapolent donc un peu trop rapidement (un peu comme nous, en fait !). Et c’est d’ailleurs ce qu’a récemment révélé la dernière sortie de Marc Andreessen, investisseur-star de la Silicon Valley et auteur du « Techno-optimist manifesto », qui explique en toute détente qu’il suffirait de demander à un LLM de « ne pas halluciner » et de « ne rien inventer » pour que celui-ci ne commette pas d’erreurs (démontrant par la même occasion qu’il ne comprend visiblement pas grand-chose au fonctionnement d’un LLM). Or, c’est pourtant ce même Andreessen qui explique partout que l’IA a le potentiel pour nous sauver de la pauvreté, voire régler « tous les problèmes universels ». Bref, Marc ne serait-il pas lui aussi en train d’halluciner ?
3/ Alors que les discussions sur l’intégration au sein des plateformes musicales de morceaux générés par IA (que ce soit par d’éventuels AI-artists mais désormais aussi par les utilisateurs eux-mêmes) n’en finissent plus, TikTok est, depuis quelques mois, envahi par une nouvelle tendance : transformer les textos de ses proches en chansons ! Une mère américaine a ainsi récolté près de 10 millions de vues en convertissant les messages de sa fille de 11 ans (« all I want for Christmas is Snapchat » ou « mom, why aren’t you responding? ») en tube pop-punk façon Avril Lavigne, pendant que d’autres transforment les échanges avec leur manager sur Slack en chanson gospel ou les relances gênantes de leurs ex en comédie musicale… Bref, le meilleur (et surtout le pire) est désormais possible grâce à Suno, présenté en grande pompe comme le « ChatGPT de la musique ». Bon, tout ça n’est pas complètement nouveau, mais il faut bien dire que l’app américaine a réussi un sacré tour de force : deux ans après son lancement, la boîte revendique désormais 2 millions d’utilisateurs payants et les 300 millions de dollars de revenus… Tout ça alors qu’elle est en guerre avec une partie de l’industrie musicale sur la question du droit d’auteur. Si les plus pragmatiques y voient déjà la naissance d’une nouvelle forme de créativité populaire, un peu comme les filtres Snapchat ou les stories Instagram, d’autres sont moins enthousiastes à l’idée d’avoir des outils capables de transformer les messages du groupe WhatsApp familial en tubes. Et on les comprend un peu !
L’INNOVATION INUTILE DE LA SEMAINE
Après l’opérateur téléphonique chrétien, dites bonjour à l’IA catho ! Vous avez une question existentielle ? Un dilemme moral ? Une envie soudaine de comprendre la démarche de Jésus ? Plus besoin d’attendre la prochaine encyclique du pape (la dernière en date, assez critique envers le développement actuel de l’IA, est d’ailleurs très commentée), puisqu’une start-up est en train de concevoir son propre chatbot dont le projet est de « mettre un saint dans votre poche », rien que ça !
L’idée n’a rien d’anecdotique : partout dans le monde, des croyants utilisent déjà des IA conversationnelles pour demander conseil à leur guide spirituel favori. Ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : Magisterium AI a été entraînée sur plus de 32 000 documents religieux – de quoi répondre à peu près à tout, du péché véniel à la vie des saints… En essayant d’éviter les éventuelles hallucinations, bien sûr, comme celle d’une IA qui a expliqué qu’il était tout à fait recommandable de se faire baptiser avec… du Gatorade, ou cet « AI-Jesus » avec qui vous pouvez discuter pour 2 dollars la minute !
ET POUR FINIR… LE BON PLAN (PROMO) DE LA SEMAINE
Pendant longtemps, le Livret A était le placement tranquille par excellence. Sauf qu’aujourd’hui, avec des taux retombés à 1,5 %, de plus en plus d’épargnants commencent à se poser une question simple : à quoi sert réellement leur argent pendant qu’il dort sur un compte ?
Pendant ce temps-là, certains mettent leur argent au travail pour financer des projets : des hôtels, des bureaux, des espaces de coworking… via du mobilier utilisé tous les jours.
C’est l’idée derrière Enky Invest : permettre à des particuliers d’investir, dès 500 €, dans des projets d’ameublement professionnel déjà déployés chez des entreprises clientes.
Concrètement :
– Investissement à partir de 500€
– Rendements potentiels par projet entre 6,5% et 9%
– Durées de 12 à 72 mois
– Intérêts versés mensuellement
– Aucun frais d’entrée ni de gestion
Plus de 5 200 investisseurs ont déjà financé plus de 15 millions d’euros de projets mobiliers via Enky Invest. L’idée n’est plus simplement de « placer » son argent, mais de savoir concrètement ce qu’il finance. En ce moment, 100 à 300€ de crédit sont offerts sur votre premier investissement. Ça se passe par ici pour investir !
⚠️ Investir comporte des risques de perte partielle ou totale du capital. N’investissez que ce que vous êtes prêts à perdre.
Allez, bisous !
Retrouvez Tech Trash dans vos boîtes mail toutes les semaines (parfois le jeudi, le vendredi et le dimanche) !
(Et une bonne fin de semaine à tous). ❤️🔥
Allez hop, on partage (sur LinkedIn) #ByebyeTwitter #BisousElon
Bonus : Et paf : c’est la fusée de Jeff Bezos qui a explosé – Les AI companions, nouveaux partenaires privilégiés des asexuels ? – Un film 100% fait à l’IA devait être projeté à Cannes, mais en fait non – Pendant ce temps, Spotify lance les podcasts incarnés… par IA – Les utilisateurs de Reddit qui critiquent l’ICE bientôt ciblés par la justice ? – L’arrivée des slopsuits, les procès à la chaîne pilotés par IA – Uber a cramé l’intégralité de son budget IA 2026 en quatre mois – Le vinyle va-t-il sauver la musique ? – C’est la fin des marques des années 2000 – Le consentement technologique, c’est quoi en fait ? – Meta censure les comptes qui critiquent le gouvernement en Arabie saoudite et dans les Émirats – Les urgences et la police bientôt remplacés ? – L’opération Epic Fury des États-Unis en Iran va bientôt devenir un film… de Michael Bay – Y a pas qu’en France que les milliardaires rachètent des médias à tour de bras – Youpi, nous allons ENFIN pouvoir discuter avec nos animaux de compagnie – La suite… la semaine prochaine !
Nota Bene : si jamais vous recevez ce mail alors que vous vous étiez déjà désinscrit il y a quelque temps, si vous le recevez en double, si vous avez l’impression de ne plus recevoir Tech Trash, ou encore que votre newsletter favorite arrive désormais dans les spams, n’hésitez pas : écrivez-nous à hello@techtrash.fr. On répond à tout le monde (même si ça peut mettre quelques jours), requêtes, questions, mots d’amour… promis 😘