Bientôt à la retraite ?

Data centers vs canicule – le « boomer dilemma » – SpaceX et les retraites – votre newsletter préférée est de retour avec des dizaines d'infos incroyablement zinzins (mais vraies) sur le flippant (mais fabuleux) monde de la tech… Let's go !

Tech Trash
4 min ⋅ 25/06/2026

TOUT D’ABORD…

Salut tout le monde !

On espère que vous tenez le coup entre deux canicules. Pensez à boire de l'eau, évitez les footings à 14 heures et ne vous inquiétez pas si vous êtes en froid avec vos collègues… Certains sont en froid avec leur président ! Sur ces bonnes paroles, attrapez votre ventilo de poche et plongez dans notre sélection des news les plus improbables de la semaine. C'est parti !

1/ Les data centers vs la canicule : 0-1. Selon le président de l'European Data Centre Association (l’un des principaux lobbies du secteur, interrogé par Politico), l'Europe devra très prochainement construire de nouvelles centrales à gaz, afin de pouvoir alimenter les besoins en data centers. Si, si : les réseaux électriques (et même d’éventuels futurs réacteurs nucléaires) n'arriveront pas assez vite pour suivre la demande. En clair : pour gagner la course de l'IA face à la Chine, il faut, et c’est dit de façon assez claire, ralentir sur les objectifs climatiques. Ce qui voudrait dire… encore plus de canicules ? Rappelons que les data centers sont eux-mêmes menacés par la chaleur (ils ne fonctionnent pas au-dessus de 45°C – il y a encore un peu de marge mais on n’est plus très loin). Les Échos nous rappellent qu'en 2022, Google et Oracle avaient dû couper une partie de leurs serveurs au Royaume-Uni lors d'une canicule historique. Et, vous le savez sans doute, ces immenses fermes de serveurs peuvent aussi contribuer à créer des îlots de chaleur locaux (un phénomène scientifique appelé data heat island effect), avec des hausses de température pouvant atteindre +9 °C à proximité de certains sites. En résumé : les data centers réchauffent la planète, la planète qui se réchauffe menace les data centers, et la solution envisagée consiste à construire davantage de centrales à gaz pour… alimenter davantage de data centers ? Euh… 

2/ Votre retraite gérée par Elon Musk, ça vous dit ? Pas vraiment ? Ça paraît absurde dit comme ça, mais avec l'entrée en bourse de SpaceX, ça pourrait bientôt être le cas pour des millions d’Américains. En effet, une grande partie des plans retraite états-uniens (les fameux 401(k)) sont investis dans des fonds indiciels qui achètent automatiquement les plus grosses entreprises du marché. Résultat : des épargnants qui n'ont jamais voulu miser un centime sur SpaceX, l'IA ou la colonisation de l’espace, risquent d'en devenir actionnaires malgré eux. « Nous avons tous été forcés d'entrer dans un immense casino », résume un ingénieur interrogé par le Guardian. Un autre juge « aberrant » que sa retraite soit désormais liée au sort de quelques géants de la tech qu'il estime impossibles à tenir responsables de leurs actes. Il faut dire que l'introduction en bourse de SpaceX a quelque chose d'assez vertigineux : avec une valorisation de 1 770 milliards de dollars, l'entreprise a brièvement dépassé Amazon et Microsoft pour devenir la quatrième société cotée la plus valorisée au monde. Sauf que… Depuis quelques jours, la fusée commence à redescendre : l'action a déjà perdu plus de 16% en une seule séance cette semaine. De quoi alimenter les inquiétudes de ceux qui voient dans l'IA une gigantesque bulle spéculative (et ils sont nombreux). Reste également un paradoxe cruel : les fonds indiciels ont longtemps été vendus comme la solution la plus simple et la plus prudente pour préparer sa retraite. Mais à mesure que quelques entreprises capturent une part toujours plus importante des marchés, même les placements les plus « passifs » finissent par ressembler à un pari géant sur… l’IA, les fusées et la colonisation de l’espace !  

3/ Gen Z vs boomers épisode 42593. Connaissez-vous le « boomer dilemma » ? C'est le nouveau casse-tête existentiel dans lequel se retrouve une partie des salariés de plus de 50 ans. Pendant des décennies, ils ont gravi les échelons en imaginant finir leur carrière tranquillement... jusqu'à ce que l'IA débarque. À quelques années de la retraite, les voilà désormais contraints d'apprendre à utiliser ces outils coûte que coûte, pour éviter de se prendre les pieds dans des « boomer-traps »… et de devenir obsolètes. Pourtant, vous le savez sans aucun doute, le « grand remplacement » annoncé du marché du travail (qui n’en est pas un) touche d’abord les plus jeunes. C’est peu ou prou ce que nous explique une étude du Budget Lab de l'université de Yale publiée le 1er juin dernier, qui conclut que, près de trois ans après le lancement de ChatGPT, l'arrivée de l’IA n'a provoqué aucun bouleversement statistique majeur sur le marché du travail américain. Elle ne détruit pas (encore) massivement les emplois : elle est surtout en train de supprimer... les premiers barreaux de l'échelle. Interrogée par Business Insider, la responsable des relations entreprises de l'AARP (principale association américaine de défense des plus de 50 ans) va même plus loin, expliquant que c'est justement « la première fois » qu'une innovation technologique renforce davantage la sécurité de l'emploi des travailleurs âgés que celle des plus jeunes. Une bonne raison de ne pas partir à la retraite tout de suite, non ? 


ET POUR FINIR… LE BON PLAN (PROMO) DE LA SEMAINE

Dans l’immobilier, le plus important n’est pas toujours l’immeuble

Deux investisseurs peuvent acheter la même maison. Celui qui créera le plus de valeur ne sera pas forcément celui qui l’a achetée au meilleur prix, mais celui qui saura quoi en faire. 

C’est l’idée derrière MOMOAMO : acquérir des domaines d’exception, les transformer en lieux dédiés aux séminaires d’entreprise, puis les exploiter intelligemment sur le long terme.

Un opérateur unique s’occupe de tout : acquisition, rénovation, exploitation et gestion. Vous investissez à partir de 2 000 €, avec un horizon de 5 ans et un rendement cible de 12 % par an. Pour découvrir le projet, c'est par ici.

⚠️ Investir comporte des risques de perte partielle ou totale en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Performances non garanties.



Allez, bisous !Allez, bisous !

Merci d'avoir perdu 5 min.

Retrouvez Tech Trash dans vos boîtes mail toutes les semaines (parfois le jeudi, le vendredi et/ou le dimanche) !

(Et une bonne fin de semaine à tous). ❤️‍🔥

Allez hop, on partage (sur LinkedIn) #ByebyeTwitter #BisousElon

Bonus : Combien de temps va vivre Donald Trump ? – Si vous voulez lever beaucoup d’argent, c’est pas compliqué : portez des baskets abîmées ! – La formule secrète de la Silicon Valley Gims en feat… avec une IA – Toujours plus d'IA, ça commence à coûter cher – Et la punchline du mois est attribuée à Tim Cook – Comme quoi, interdire la tech à l’école ça peut servir – Pokémon go en vrai avec des chats, ça vous tente ? – Bientôt la fin des injonctions vestimentaires au bureau ? – La fin de l’argent, c’est pour bientôt – Des documents internes à OpenAI révèlent que l’entreprise perd des milliards – Et perdrait beaucoup plus si on utilisait leurs outils à pleine puissance – La grande vague de licenciements continue : 153 000 salariés en moins chez Meta, LinkedIn, Salesforce… – Vous aussi, vous êtes accros au « doomchessing » ? – La suite… tout bientôt !


Nota Bene : si jamais vous recevez ce mail alors que vous vous étiez déjà désinscrit il y a quelque temps, si vous le recevez en double, si vous avez l’impression de ne plus recevoir Tech Trash, ou encore que votre newsletter favorite arrive désormais dans les spams, n’hésitez pas : écrivez-nous à hello@techtrash.fr. On répond à tout le monde (même si ça peut mettre quelques jours), requêtes, questions, mots d’amour… promis 😘

Tech Trash

Par Tech Trash

Les derniers articles publiés