Boomers doomscrollers – la « AI hate wave » – le phénomène RedNote – votre newsletter préférée est de retour avec des dizaines d'infos incroyablement zinzins (mais vraies) sur le flippant (mais fabuleux) monde de la tech… Let's go !
TOUT D’ABORD…
Salut tout le monde !
Pour commencer, petite pensée à Elon pour son procès perdu. On espère qu’il n’est pas rancunier (pas sûr, hein)… Et en même temps, c’est toujours lui qui a la plus grosse ! Donc tout va bien, non ? Sur ces bonnes paroles, voici notre sélection de news de la semaine. Allez, c’est parti :
1/ Faudra-t-il bientôt rationner les boomers en temps d’écran ? Si Macron est obsédé par l’hyperconnexion des jeunes, le Washington Post a décidé d’ausculter celle des boomers, et le diagnostic n’est pas jojo. Aux États-Unis, les adultes de plus de 50 ans passeraient en moyenne 22 heures par semaine sur leurs écrans, tandis que les plus de 65 ans auraient doublé leur dose de YouTube en seulement deux ans (selon une étude datant d’octobre dernier). Ce boom de « silver surfers » est tel que sur Instagram, des millennials se mettent en scène devant leurs parents tellement vissés à leur téléphone qu’ils ne les remarquent même pas. Le fil Reddit « Are all parents addicted to their phones ? » recèle quant à lui d’exemples de retraités glués à des mèmes Facebook, Candy Crush, quand ils ne se font pas avoir par des « boomer traps », du « boomer slop » (avec ce genre de « blague »), ou pire, des contenus d’extrême droite. Pour autant, les retraités sont évidemment loin d’être la seule couche de la population à tomber dans le slop, la polarisation ou les fake news. D’ailleurs, une récente étude de l’ARCOM montre que le profil type le plus sensible aux fake news n’est pas un papy gâteux, mais bien… un homme de 25 à 44 ans, surconnecté et confortablement enfermé dans sa bulle d’opinion. Moralité : Gen Z, millennials, boomers… Tous dans la panade !
2/ Bad news pour les copains de la Silicon Valley : la « AI Hate Wave » est officiellement arrivée, et elle n’est pas prête à repartir. Comme nous l’explique Axios, plusieurs cérémonies de remise de diplômes américaines ont récemment viré au règlement de comptes géant lorsque des dirigeants ont commencé à faire l’éloge de l’IA sur scène, expliquant notamment que « l’intelligence artificielle (serait) la prochaine révolution industrielle ». Même punition pour l’ex-patron de Google Eric Schmidt ou encore le patron du label de musique Big Machine Records Scott Borchetta (qui n’a pas hésité à prendre les étudiants à partie avec sa punchline saignante « Hear me now or pay me later »). Paf ! Le plus intéressant est peut-être que cette défiance dépasse désormais les technophobes traditionnels : selon un récent sondage Gallup (relayé par Semafor), seuls 18% des jeunes Américains disent aujourd’hui se sentir « optimistes » vis-à-vis de l’IA. Plus de 70% des Américains estiment désormais que la technologie avance « trop vite », tandis que les opinions négatives sur l’IA sont passées de 34% à plus de 50% en seulement trois ans (selon Axios). Il faut dire que la promesse devient de plus en plus difficile à vendre : destruction d’emplois, explosion de la consommation électrique, data centers géants, pollution, soutien de régimes dictatoriaux… Bref, c’est loin d’être réjouissant, et même certains riches de la Valley commencent à déchanter. De leur côté, les jeunes diplômés se mobilisent, avec un constat de plus en plus unanime : nous sommes cuits. Euh… Bon, les patrons de l’IA, il serait peut-être temps de vous intéresser un peu à ce que racontent les citoyens (vos utilisateurs), non ? Sinon, ça va barder !
3/ On vous en parlait il y a quelque temps par ici : RedNote (Xiaohongshu en VO) est la nouvelle app la plus prisée en Chine (l’ami Kylian en sait quelque chose, tout comme Gabriel Attal). Et si vous pensiez que les réseaux sociaux servaient principalement à exhiber votre dernier brunch ou à vous montrer sous votre plus beau jour en tenue de soirée, vous avez tout faux. Comme l’explique Wired dans sa newsletter Made In China, RedNote est bien plus qu’un réseau social, et s’apparente plutôt à un « OS géant pour naviguer dans la vie moderne chinoise ». Comprenez : un subtil mélange de Google, Google Maps, TikTok pour les formats, auxquels vous ajoutez un zeste de Tripadvisor, une pincée de Reddit et une vitrine qui n’a rien à envier à Instagram (avec l’incontournable collection de vidéos et photos pour « valider » vos dernières expériences, voyages, rencontres…). Cela dit, là où Insta nous vend surtout du fantasme, RedNote propose un mode d’emploi pour les jeunes Chinois avides de découvrir le monde (en commençant par la Chine, bien sûr). Résultat : des city walks optimisés, d’innombrables retours d’expérience et autres bons plans (dont une partie sont pilotés par les marques), sans oublier les trends qu’on voit partout (même les plus absurdes) : il y a vraiment tout sur RedNote (même si tout ça est encadré par des règles assez strictes pas vraiment négociables). Si l’app a récemment bénéficié d’un gain de popularité inédit à l’international, notamment au moment où TikTok a commencé à être sur la sellette aux États-Unis, il est surtout intéressant de voir comment son design est, finalement, à l’opposé de celui des plateformes occidentales qui mettent en valeur le créateur de contenu comme un être social privilégié à part, dont le mérite est d’avoir réussi à sortir du lot. Au contraire, RedNote est avant tout une immense base de données collaborative constamment mise à jour dont le but est de permettre à tous, collectivement, de vivre les mêmes expériences. Du moment qu’on respecte les règles dictées par en haut, évidemment.
L’INNOVATION INUTILE DE LA SEMAINE
Marre des roucoulements intempestifs sous votre fenêtre ? Pas d’inquiétude : le soulagement est en vue, avec l’arrivée de l’incroyable IA anti-pigeons. Le principe est simple : dès qu’un pigeon se pose près de vous, celui-ci est détecté par l’IA et la machine déclenche aussitôt un tir de pistolet à eau, histoire de lui faire lever le camp au plus vite. Pas mal, non ?
Encore mieux : l’inventeur de la machine a tenu à préciser qu’elle utilisait un « réseau neuronal de détection d'objets à vocabulaire ouvert ». En clair, si elle est aujourd’hui configurée pour attaquer les pigeons, elle peut également se programmer sur n'importe quelle cible, qu’il s’agisse de volatiles divers, de chats, voire, pourquoi pas, des voisins un peu relous ? (Bon, du moment qu’elle ne leur invente pas des vies de criminels, ça passe).
ET POUR FINIR… LE BON PLAN (PROMO) DE LA SEMAINE
C’est exactement ce que propose Virtuo.
Le principe : vous réservez depuis l’app, vous ouvrez la voiture avec votre téléphone, et vous partez. Pas de comptoir, pas de paperasse, pas de file d’attente… Bref : le week-end commence quand vous cliquez sur votre smartphone.
Imaginez : samedi matin, vous arrivez devant votre voiture. Pas besoin de passer 30 minutes dans une agence à signer des papiers ou attendre qu’un employé vous remette les clés. Vous déverrouillez le véhicule directement depuis l’app et vous êtes déjà sur la route pendant que d’autres sont encore au comptoir.
Et côté expérience, tout est fluide et rien n’est compliqué : des véhicules récents, un prix clair dès le départ, et une restitution tout aussi simple, directement depuis l’app.
En résumé : un service pensé pour éviter toutes les micro-galères de la location classique. Pour trouver un véhicule dispo près de chez vous, ça se passe par ici.
⚠️ Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo.
Allez, bisous !
Retrouvez Tech Trash dans vos boîtes mail toutes les semaines (parfois le jeudi, parfois le vendredi) !
(Et un bon week-end à tous). ❤️🔥
Allez hop, on partage (sur LinkedIn) #ByebyeTwitter #BisousElon
Bonus : Des nouvelles du test de Will Smith – Comment les jeux vidéos ont pris le pouvoir dans le système scolaire américain – Malte va offrir un abonnement ChatGPT à tous ses citoyens – Youpi, de nouvelles Google Glass – Le cofondateur d’OpenAI rejoint Anthropic – La « slopaganda » de Trump – En passant, le « Trump Phone » n’est pas du tout made in USA – De l’importance du fessier – Le Take It Down Act, ça vous parle ? – L’IA écrit désormais des papiers scientifiques aussi bons que ceux des chercheurs – elle gagne des prix littéraires – et blackliste même aux entretiens d’embauche – De toute façon, il est de plus en plus dur de prouver qu’on n’est pas une IA soi-même – La folle histoire de la streameuse de 81 ans victime d’un swatting – « Optimiser son vagin », vraiment ? – Pendant ce temps, le Pape fait son 6-7 – Et la meilleure vidéo de la semaine – La suite… la semaine prochaine !
Nota Bene : si jamais vous recevez ce mail alors que vous vous étiez déjà désinscrit il y a quelque temps, si vous le recevez en double, si vous avez l’impression de ne plus recevoir Tech Trash, ou encore que votre newsletter favorite arrive désormais dans les spams, n’hésitez pas : écrivez-nous à hello@techtrash.fr. On répond à tout le monde (même si ça peut mettre quelques jours), requêtes, questions, mots d’amour… promis 😘