La techno-fascism fashion – nouvelles de la Gen Z pt. 52643 – Elon vs Sam – la sauce tomate espion – votre newsletter préférée est de retour avec des dizaines d'infos incroyablement zinzins (mais vraies) sur le flippant (mais fabuleux) monde de la tech… Let's go !
TOUT D’ABORD…
Salut tout le monde !
Deux bonnes nouvelles pour ceux qui ont peur d’être grand-remplacés : si vous habitez en Chine, visiblement, ça n’arrivera pas dans l’immédiat. Et si jamais vous finissez au chômage, pas de panique, vous pourrez toujours débriefer tranquillement avec votre petite amie IA entre deux sessions de scrolling existentiel… Sur ces (excellentes ?) perspectives d’avenir, on enchaîne et on vous souhaite une très bonne fête du travail. Allez, c’est parti !
1/ Dites bonjour au « taste washing » ! On le sait depuis un moment : après des années de hoodies et de baskets blanches, les tech bros se sont désormais convertis à la sape (sauf à quelques exceptions notables). Désormais, à l’instar de Supreme ou Off-White, Palantir se met aux « drops », dans une logique de « techno-fascism fashion » (si si). Dernier exemple en date : une veste directement inspirée des bleus de travail français, à l’esthétique ironiquement très Mélenchon. Et si, depuis des années déjà, Palantir commercialise des fringues (notamment ce splendide t-shirt avec le slogan préféré d’Alex Karp « Dominate »), ce dernier drop marque un vrai tournant esthétique. Car Palantir se définit désormais comme une « lifestyle brand », emploie un head of « vibes », et court donc, officiellement, après le cool. Comme le raconte le New Yorker :« les entreprises d’IA ont besoin de s’associer au cool précisément parce que leurs outils ne le sont pas ». D’où ce « taste-washing » généralisé, depuis les casquettes fleuries de General Intelligence, le sweat de Nvidia, les chemises hawaïennes d’Anduril jusqu’à la soirée Anthropic organisée à Cannes avec l’ex boss de Vanity Fair. Mais une veste, aussi stylée soit-elle, peut-elle vraiment faire oublier le soutien de Palantir au génocide, aux politiques de déportation de l’ICE, et son dernier manifeste technofasciste ? Il faut croire que oui, puisque son bleu de travail, vendu 239 dollars (avec une punchline guerrière de Shyam Sankar brodée sur l’étiquette intérieure), est déjà sold out.
2/ Vous avez peut-être vu passer ce chiffre étourdissant : aux États-Unis, près de la moitié (47 %) de la Gen Z préfèrerait vivre dans le passé, contre seulement 38 % dans le présent et 15 % dans le futur selon une nouvelle enquête de NBC. Et là où cela devient intéressant, c’est que cette nostalgie du passé serait en grande partie due à l’angoisse suscitée par la tech, et en premier lieu l’IA (une conclusion qui rejoint le phénomène de FOBO, dont on vous parlait déjà ici). Résultat : une nostalgie vers des temps jugés plus simples, où Mark Zuckerberg portait encore des hoodies sans ambition messianique et où Elon Musk était encore en mesure de sauver le monde… Cette fuite en arrière se confirme dans tout un tas de tendances comme le comeback de l’iPod et des montres, l’obsession pour l’année 2016, jusqu’à la réhabilitation improbable de George Bush sur TikTok (comme celle de Dominique de Villepin dans nos contrées). Mais avant de conclure que toute la Gen Z préfèrerait vivre dans les années 90, un peu de nuance : déjà, la nostalgie d’une époque jamais vécue n’a rien de nouveau. Comme le rappelle Gizmodo, dès la fin des années 2000, on racontait que les millennials se languissaient du monde pré-11 septembre, pareil pour les boomers qui idéalisaient les sixties et la Gen X avec les seventies. Et surtout, cette nostalgie n’a rien d’universel : seuls 33 % des jeunes noirs ont déclaré vouloir vivre dans le passé, contre 52 % des blancs. Preuve que même la nostalgie a ses angles morts.
3/ Et on ne pouvait pas vous laisser filer en week-end (bande de feignasses) sans dire un mot sur l’embrouille qui secoue le petit monde de la tech depuis plusieurs mois. Eh non, il ne s’agit pas de celle qui oppose Oussama Ammar à ses anciens associés, mais bien de la bromance qui a tourné court entre Elon Musk et Sam Altman. Vous le savez probablement : depuis lundi, les deux patrons s’affrontent devant le tribunal à Oakland en Californie, suite à la plainte déposée par Musk en 2024 (que vous pouvez lire ici), accusant Sam Altman, Greg Brockman mais aussi Microsoft (principal investisseur d’OpenAI depuis 2019) d’avoir trahi la mission initiale non lucrative du projet. Voilà donc 4 jours que les reproches, critiques et invectives de toute sorte fusent dans la salle d’audience. Si la posture de Musk est assez claire (le lanceur d’alerte qui se soucie du bien commun et d’un danger existentiel pour l’humanité, et qui veut nous éviter la « situation Terminator » – merci Elon !), celle d’OpenAI est plus pragmatique, avec une salve de tirs à l’attention d’Elon dans lesquels on apprendra qu’il aurait pris beaucoup trop de drogues pour se rappeler d’éventuelles négociations. Mais aussi que l’ex-femme d’Elon aurait espionné OpenAI pour son compte, que ce dernier considère Bezos comme un idiot et qu’Altman lui aurait fait une palanquée de déclarations d’amour pour tenter de le raisonner, dont l’incroyable « you’re my hero ». On l’aura compris : ce procès est avant tout un grand déballage de dossiers dont on retient pour l’instant surtout que les grands patrons de la tech, qui ont désormais autant de pouvoir que Ford et Rockefeller à leur époque, ne sont probablement pas les personnes idéales pour décider de l’avenir de l’humanité ! Non ?
L’INNOVATION INUTILE DE LA SEMAINE
Vous trouvez déjà gênant que votre téléphone vous écoute et vous ressorte vos dernières conversations dans vos recherches Google ? Dites bonjour à… la sauce tomate espion ! La marque Prego (qui appartient au groupe américain Campbell), vient de lancer un objet aussi improbable que parfaitement dans l’air du temps : un petit palet à poser sur la table capable d’enregistrer toutes vos conversations de dîner. Et c’est pas bien compliqué : il suffit d’appuyer sur un bouton, de raconter sa vie, et hop – tous nos échanges familiaux sont gravés à jamais !
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le « Connection Keeper » se veut un objet « militant » : pas de Wi-Fi, pas d’IA, pas de cloud ! Juste deux micros et une carte SD pour capter « l’authenticité des échanges humains », eh oui. Traduction : remettre un peu de chaleur humaine dans des dîners où tout le monde scrolle discrétos sous la table. Sauf que bon… remplacer des smartphones par un mouchard planqué au milieu des pâtes, on n’est pas sûr que ce soit vraiment l’idée du siècle, non ?
ET POUR FINIR… LE BON PLAN (PROMO) DE LA SEMAINE
Pendant longtemps, certaines stratégies d’investissement étaient réservées à une poignée d’acteurs : institutionnels, fonds, grandes fortunes. Pas vraiment le genre de choses auxquelles on accède en quelques clics…
C’est précisément ce que IRIVEST IM propose aujourd’hui de changer.
Sa particularité : être né de la fusion de deux expertises complémentaires. D’un côté, le pionnier européen de la gestion quantitative Chahine Capital. De l’autre, le spécialiste des obligations convertibles Dynasty AM.
Ces deux expertises réunies, ça donne une stratégie hybride : de l’exposition aux actions à l’amorti des obligations, pour une gestion complète, disciplinée et de long terme.
Et désormais, ces solutions sont accessibles aux particuliers, via un parcours 100 % digital (notamment via leur partenaire Swissquote ou votre propre compte-titres – oui, vous pouvez en avoir plusieurs !).
Et en bonus, IRIVEST IM est un acteur responsable : plusieurs fonds sont labellisés ESG (LuxFLAG), pour concilier performance et impact. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.
Allez hop, ça se passe par ici pour découvrir l’offre IRIVEST IM (ainsi que les prospectus et document d’information clé, à consulter avant toute décision d’investissement).
⚠️ Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement présente un risque de perte en capital. IRIVEST IM est agréée par la CSSF (Luxembourg).
Allez, bisous !
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(Et une bonne fête du travail à tous). ❤️🔥
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Bonus : Un café en Suède prétendait être entièrement géré par IA… Spoiler : c’était faux – Au tour de la Norvège de bannir les réseaux sociaux aux moins de 16 ans – Il faudra désormais scanner ses yeux pour prouver que vous n’êtes pas un bot sur Tinder – La France dit ciao à Microsoft pour Linux – Bernie Sanders n’est pas content – Et Gabriel Attal veut nous former à l’IA – Mais est-ce vraiment une bonne idée ? – Vous ne savez pas ce que veut dire lwk ? Réponse ici – Et vous, êtes-vous un micro-shifteur ? – Tout le monde se rue vers ce téléphone à 100 dollars – Et encore un super article de The Atlantic, sur la YOLO presidency – Gilles Babinet vs AI épisode 62549 (mais toujours au top) – Bientôt le Festival de Cannes (et en attendant, il y a le festival de Cannes de l’IA) – La suite… la semaine prochaine !
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