On s'en doutait !

La fin de la « AI free ride » – des JO sous stéroïdes – IA vs travail épisode 321941 – votre newsletter préférée est de retour avec des dizaines d'infos incroyablement zinzins (mais vraies) sur le flippant (mais fabuleux) monde de la tech… Let's go !

Tech Trash
5 min ⋅ 28/05/2026

TOUT D’ABORD…

Salut tout le monde !

On espère que vous allez bien – et pas trop chaud ! À part peut-être les futurs trillion dollar babies de la tech qui feraient mieux de s’intéresser un peu plus au climat (comme ils le faisaient avant) vu que le réchauffement risque de sérieusement ralentir leurs projets d’expansion… En attendant, voici la première partie de nos news de la semaine (la suite arrive ce dimanche). Allez, c’est parti :

1/ La fin de la « AI free ride » ? Après des années à nous proposer des outils à base d’IA générative quasi-gratuite et en usage illimité, les géants de l’IA commencent doucement à refermer le robinet. Depuis quelques semaines, les plafonds d’usage se multiplient, les abonnements deviennent beaucoup plus chers (ou réduits à peau de chagrin) et les modèles les plus puissants passent derrière des paywalls. En cause ? Un petit détail : le service que vous utilisez depuis tout ce temps n’est pas gratuit (du tout) pour ceux qui vous le fournissent ! En effet, les entreprises tournent à plein régime sur un modèle pour l’instant largement à perte, et elles sont loin d’être sûres d’arriver dans le vert dans les mois qui viennent. Selon un analyste de chez Gartner (relayé par The Verge) : « Quand vous injectez des milliers de milliards de dollars dans des data centers, vous attendez forcément un retour sur investissement »… Sauf que les investissements dans les data centers IA pourraient atteindre 6300 milliards de dollars d’ici 2029 (oui oui). Forcément, après avoir cramé des montagnes de cash pour conquérir le marché, les investisseurs commencent à réclamer ce qui est devenu presque exotique dans la Silicon Valley : de la rentabilité. Le problème, c’est que les nouveaux agents IA (ceux qui réservent vos vols, codent à votre place ou répondent à vos mails pendant que vous scrollez des reels) consomment des quantités monstrueuses de « tokens » (les fameux « jetons » constituant l’unité de base d’utilisation de l’IA). L’explosion de la quantité de tokens utilisée par requête (certains font même du tokenmaxxing) fait paniquer les entreprises qui tentent de trouver des solutions dans l’urgence… D’un côté, Anthropic serre la vis sur certains services d’IA agentique, de l’autre, et c’est probablement la piste la plus intéressante (mais aussi inquiétante), OpenAI travaille depuis un moment sur un modèle publicitaire « contextuel » qui, contrairement à la pub classique à base de mot-clés qui a fait la fortune de Google, reposerait sur « l’intention conversationnelle » (c’est-à-dire que la pub peut arriver au bout d’un certain temps dans une conversation qui n’a, a priori, rien à voir avec le produit mis en avant). Bref : la fin de la « AI free ride » va nous confronter à de nouveaux modèles économiques… En espérant qu’aucun d’entre eux n’aille trop dans ce sens-là, quand même. 

2/ Des Jeux Olympiques mais version mascu et avec plein de stéroïdes ? C’est tout le programme des « Enhanced Games » qui se sont tenus à Las Vegas ce week-end pour prouver qu’avec des athlètes dopés, nous allions ENFIN pouvoir repousser les limites du sport et des performances humaines. Paf ! Aux manettes de ce charmant projet, une belle brochette de techbros : Peter Thiel et Donald Trump Jr (que l’on ne présente plus), mais aussi le milliardaire allemand Christian Angermayer, qui a fait fortune dans les bitcoins, la blockchain et la biotech (et collectionne désormais des crânes de tricératops), ainsi qu’Aron D'Souza, un autre énergumène qui souhaite nous transformer en X-Men et construire le « Amazon du superhumain amélioré », rien que ça ! Dernier larron de la team : Balaji Srinivasan, ancien CTO de Coinbase, qui rêve quant à lui carrément d’un « sionisme de la tech » et d’un territoire réservé à la « tribu des Gris » (à savoir, les patrons de la tech), débarrassé des « Bleus » libéraux. Malheureusement pour cette fine équipe et tous leurs millions dépensés, le grand spectacle transhumaniste ne s'est pas tout à fait déroulé comme prévu. Toutes disciplines confondues, un seul athlète est parvenu à battre un record du monde (qui ne sera reconnu par personne) sur le 50 mètres nage libre, grâce à un cocktail de substances interdites… et à une combinaison bannie depuis 17 ans. Bref, ces jeux sont un immense flop, où même trois athlètes clean ont battu à plate couture leurs petits potes dopés. Inutile de préciser qu’aucune épreuve paralympique n’était au programme et que les athlètes transgenres n’étaient pas conviés… On s’en doutait !

3/ IA vs travail épisode 2345921. Pendant qu'une majorité de grandes entreprises expliquent tranquillement à leurs salariés que l’IA va bientôt permettre de faire « plus avec moins » et licencient à tour de bras (et parfois de façon assez peu recommandable – coucou Meta), Samsung s’est fendu d’un accord avec ses salariés, lui évitant une grève historique susceptible de perturber toute la chaîne mondiale des puces IA. Le « deal » est relativement unique, avec le projet de « reverser » une partie de la valeur générée par l’automatisation directement aux salariés concernés (bon, reste à voir ce qu’il advient des autres). Les mauvaises langues diront que cet arrangement permet surtout au géant sud-coréen de s’acheter la paix sociale (à un certain prix : 290 000 euros de prime annuelle déboursés par salarié en moyenne, principalement sous forme d’actions). Une décision qui peut sembler contre-intuitive quand on sait que la majorité des concurrents vont, comme d’hab, distribuer leurs bénéfices records… en dividendes. En résumé : nous sommes à l’aube d’un monde où certains toucheront des primes à six chiffres, pendant que d’autres se feront expliquer par un chatbot RH que leur poste n’entre plus dans « la vision stratégique de l’entreprise ». Ce qui est, on le sait bien, une excuse bidon


ET POUR FINIR… LE BON PLAN (PROMO) DE LA SEMAINE

Vous voulez découvrir les coulisses du métier d’astronaute… sans quitter votre canapé ?

Allez jeter un œil à Space Montaigne, la nouvelle BD de Marion Montaigne (déjà derrière Dans la combi de Thomas Pesquet).

Cette fois, la dessinatrice nous embarque dans les backstages très concrets (et parfois absurdes) du spatial. Parce que derrière les récits héroïques et glorieux de la NASA, il y a aussi des protocoles interminables, des problématiques logistiques improbables… et pas mal de fous rires. Le tout raconté avec humour, ultra-documenté et légèrement chaotique.

Résultat : une plongée hilarante dans un univers fascinant où la science rencontre les galères de la vraie vie, loin des clichés. La BD est disponible dès maintenant en librairie (Dargaud). Et pour découvrir les premières pages, c’est par ici.



Allez, bisous !Allez, bisous !

Merci d'avoir perdu 5 min.

Retrouvez Tech Trash dans vos boîtes mail toutes les semaines (parfois le jeudi, le vendredi et le dimanche) !

(Et une bonne fin de semaine à tous). ❤️‍🔥

Allez hop, on partage (sur LinkedIn) #ByebyeTwitter #BisousElon

Bonus : Après les terroristes, les hackers et les éco-activistes, voici les « anti-tech extremists » combattus par le gouvernement américain – Après les AI boyfriends, voici les AI girlfriends pour les collégiens – Jesse Huang, quant à lui, n’est pas inquiet – Bientôt une loi pour arrêter l’infinite scroll ? – Wozniak est back (et il n’est pas content) – Sheryl Sandberg est back (avec quelques conseils croustis pour les plus jeunes) – Vous aussi vous avez des problèmes avec votre copro ? – Seth Rogen vs AI – Les réseaux sociaux pire que la clope ? – À Los Angeles, les robots de livraison se démocratisent partout – Jusque dans les chaumières américaines – Comment Wall Street a tué le skate – Pendant ce temps, les profs sont de plus en plus en galère – Le boss de Spotify défend la musique faite à l’aide d’IA – Et la militante écologiste Erin Brockovich a déclaré la guerre aux data centers – qui détruisent (notamment) le Chili – La fin de tous les essais technocritiques – La suite… la semaine prochaine !


Nota Bene : si jamais vous recevez ce mail alors que vous vous étiez déjà désinscrit il y a quelque temps, si vous le recevez en double, si vous avez l’impression de ne plus recevoir Tech Trash, ou encore que votre newsletter favorite arrive désormais dans les spams, n’hésitez pas : écrivez-nous à hello@techtrash.fr. On répond à tout le monde (même si ça peut mettre quelques jours), requêtes, questions, mots d’amour… promis 😘

Tech Trash

Par Tech Trash

Les derniers articles publiés