TOUT D’ABORD…
Salut tout le monde !
On commence avec trois infos incontournables pour s’échauffer les jambes :
Bye bye Furby, ciao Monchhichi ! Après le kit de télétravail pour enfants, la dernière dinguerie en date de la Silicon Valley racontée par Forbes est d’équiper les bambins de peluches à l’IA. Grâce à une intégration ChatGPT aux petits oignons, les jouets peuvent désormais taper la discute aux enfants – c’est le cas de Grok, la peluche fusée boostée à l’IA (avec la voix de Grimes, si si), ou encore Moxie, charmant petit robot à 799 dollars dont la promesse est d’être « un croisement entre Netflix et un iPhone sur roues pour enfant ». Alors la marmaille, vous êtes conquis ?
People vs voitures autonomes : la foudre néo-luddite serait-elle prête à s’abattre ? À San Francisco, un taxi autonome Waymo (filiale de Google) a été pris d’assaut par la foule qui a décidé d’y mettre le feu, sous les applaudissements généraux. Comme le rappelle justement The Verge, si même les humains s’amusaient déjà à vandaliser Pompéï, il y a fort à parier que la destruction d’objets déambulant librement dans l’espace public n’en soit qu’à ses débuts.
Pendant que certains sont en train de se demander s’ils vont manger des pâtes ou du riz pour le dîner, d’autres ne savent pas vraiment quoi faire de tous leurs milliards. C’est le cas de Larry Page qui vient de s’acheter sa cinquième maison, pardon, sa cinquième île privée ! Et pendant que d’autres se font construire une petite bicoque à Beverly Hills ou à Miami, le cofondateur de Google vient tranquillement de claquer 32 millions de dollars pour Cayo Norte, tout simplement la plus grande île privée de tout Porto Rico (120 hectares). Qui dit mieux ?
LA BONNE NOUVELLE DE LA SEMAINE (OU PAS) ?
Apps de rencontres, citrons et paradoxes
En pleine période de St-Valentin, on en est presque à se demander ce que deviennent les applis de rencontre, tant elles ont l’air d’être dans la panade ! En gros : elles ne séduisent plus les jeunes, nous conduiraient tout droit au burn-out et se font de toute façon remplacer par des solutions autrement plus séduisantes (quoique…). Cerise sur le gâteau : c’est leur fonctionnement intrinsèque qui poserait problème et serait voué à l’échec. C’est ce que nous explique en détail un récent article du média public américain NPR, dont l’analyse repose sur 2 points :
Si les apps de rencontre sont là pour vous faire rencontrer le grand amour, concrètement, elles ont la fâcheuse tendance à vouloir vous retenir, vu qu’elles ont besoin d’utilisateurs (payants de surcroît). Surtout que, le jour où vous tombez amoureux, elles ne perdent pas un mais deux clients d’un coup (certaines apps en ont même fait un argument commercial, vantant leur date de péremption). Il y a donc comme un paradoxe au niveau de leur modèle d’affaire (un peu comme si le principe de Netflix était de vous faire vous désabonner au bout de 3 mois). Concrètement, ça ne fonctionne pas – ce que nous explique le journaliste américain Cory Doctorow , qui a théorisé ce cercle vicieux sous le nom de enshitification (littéralement, « merdification »). Un concept savoureux à l’origine, selon lui, du flop de certaines grandes plateformes (Facebook et Twitter en tête).
Ce n’est pas tout : l’autre paradoxe qui fait chavirer ces applis (à défaut faire chavirer nos cœurs) s’explique par la théorie du « market for lemons » (ou « asymétrie d’information ») signée George Akerlof, prix Nobel d’économie. Dans le cas d’un marché où seul le vendeur peut apprécier a priori la juste valeur de ce qu’il propose, l’acheteur se sent lésé par principe, et refuse de payer le juste prix. En conséquence, le vendeur honnête se sent également lésé et décide finalement de se retirer du marché, dans lequel il ne restera plus que des vendeurs et des produits bidon (les fameux « lemons » – en référence aux voitures d’occasion bourrées de vices cachés). Dans notre cas : le scepticisme des uns renforce celui des autres, et plutôt que de créer des espaces d’échange où tout le monde est sincère, c’est l’inverse qui se produit.
Vous l’aurez compris, tout ça a des conséquences très concrètes, comme la chute en bourse et le départ précipité des CEOs de Bumble et Tinder. Et on se demande donc s’il faut sérieusement garder espoir, voire continuer à spéculer sur de nouvelles avancées technologiques en la matière (si vous voulez notre avis : non).
L’AUTO-PROMO DU JOUR
On est passés sur France Inter ! Tout ça en réponse à la question hautement existentielle de Maïa Mazaurette : « pour sauver nos miches, faut-il devenir amish ? ». Pour aller écouter tout ça c’est par ici et pour commander le dernier numéro de Climax (dont il est question dans l’interview) c’est par là !
(Alors oui, c’est vrai, on aurait aussi pu vous parler des « drones kamikaze à l’IA » d’Eric Schmidt, mais un peu de promo de temps en temps, ça ne mange pas de pain. Non ?)
Allez, bisous !
Merci d'avoir perdu 5mn.
Tech Trash revient dimanche (guettez vos boîtes mail).
Allez hop on partage (sur LinkedIn) #ByebyeTwitter #BisousElon
Bonus : Mais qui est donc Marina Ferrari ? - Ça penche dangereusement à droite dans la Silicon Valley – Alors, prêtes pour un AI-boyfriend ? - L’erreur Excel de la mort – Manger des robots, ça ressemble à ça – Seine Port, interdit de scroller – 170 millions (!) de faux commentaires supprimés de Google Search et Maps - Happy 100, IBM - Les premiers retours des Vision Pros - Pour cambrioler, il suffit de pirater le wifi – Pendant ce temps, le CNNum se positionne sur l’IA - Et Papi débarque sur TikTok – La suite ce dimanche !
Nota Bene : vous avez peut-être remarqué que nous avons changé de plateforme d’envoi (big up à Kessel Media). Si jamais vous recevez ce mail alors que vous vous étiez déjà désincrit·e il y a quelque temps, si vous le recevez en double, si vous avez l’impression de ne plus recevoir Tech Trash, ou encore que votre newsletter favorite arrive désormais dans les spams, n’hésitez pas un instant : écrivez-nous à hello@techtrash.fr. On répond à tout le monde (même si ça peut mettre quelques jours), requêtes, questions, mots d’amour… promis 😘
