Votre newsletter préférée est de retour avec des dizaines d'infos incroyablement zinzins (mais vraies) sur le fabuleux (et flippant) monde de la tech… C'est parti !
TOUT D’ABORD…
Salut tout le monde !
Avant toute chose : bonne année 2026 ✨
On espère que vous allez bien.
Eh oui : nous sommes de retour ! Et on aimerait commencer par remercier tous ceux qui nous lisent toutes les semaines (ou presque), qui nous suivent depuis le début (ou pas) et qui soutiennent également nos autres projets Climax et Allez Bisous. Pour cette nouvelle saison, on vous a concocté quelques petites surprises que nous allons distiller dans les éditions à venir ces prochaines semaines. D’ailleurs, si jamais vous voyez des choses à faire évoluer ou à modifier dans votre newsletter préférée, n’hésitez pas et écrivez-nous par retour de mail. Et pour bien commencer l’année, on vous a (évidemment) dégoté quelques news d’enfer… Allez, c’est parti !
1/ Il y a pile huit ans, au Forum de Davos, un certain Emmanuel Macron l’avait déjà clamé haut et fort : « Europe is back ». Cette semaine, toujours à Davos, pendant ce même Emmanuel tente tant bien que mal d’en remettre une couche (bon, il a le look le coco, c’est déjà ça – ou pas), et alors que les big boss de la tech nous rappellent gentiment qui contrôle vraiment l’infrastructure numérique mondiale, le Vieux Continent dégaine deux contre-offensives quasi-simultanées : W, un réseau social européen pensé comme l’antithèse morale de X, et une nouvelle ruée vers un « DeepSeek européen », à savoir une IA souveraine, open source, frugale et (qui sait ?) vertueuse… D’un côté donc, W nous promet (littéralement) un « double-V » plein de « valeurs » et de « vérifications » (humaines). Plus concrètement, ça signifie une chasse aux bots sans répit, la mise en place d’algorithmes anti-bulles de filtre et un hébergement des données en Europe, par des Européens, sous droit européen, histoire de se démarquer comme il faut du réseau racheté par Elon. De l’autre, une flopée de chercheurs jurent qu’ils peuvent encore combler le retard face aux géants américains de l’IA, en s’inspirant du succès de DeepSeek : moins de GPU, plus d’ingéniosité, plus d’ouverture, et surtout moins de dépendance stratégique à des acteurs étasuniens devenus politiquement imprévisibles. Le message est clair : après avoir « perdu Internet » et laissé filer le cloud, l’Europe veut éviter, en plus, de rater le train de l’IA ! Pas mal, non ? Reste un léger détail : entre des plateformes américaines ultra-dominantes et des utilisateurs globalement plus motivés par la facilité et la flemme de changer leurs habitudes que par la « sobriété démocratique », on ne sait pas si l’Europe est vraiment de retour… ou si elle est surtout très forte pour annoncer son comeback !
2/ On les savait capables de déclencher des crises d’angoisse pour les quatre années à venir, les voici de retour plus en forme que jamais, nos p’tis potes très (très) à droite sur l’échiquier politique ! Si Elon Musk propage désormais ses théories pro-blanches dans l’indifférence générale, c’est Palantir qui, de loin, remporte la couronne d’un techno-fascisme qui ne se cache même plus. En quelques jours à peine, son cofondateur Joe Lonsdale a fait l’apologie de l’apartheid, expliqué que les communistes devaient mourir (ou plutôt, « blow up»), son PDG Alex Karp s’est quant à lui félicité auprès de ses investisseurs du rôle de Palantir dans la mission de ICE même si cela impliquait parfois de « tuer des gens » (vraiment ?), expliqué que Palantir permettrait d’éradiquer l’immigration et que c’était super, et que l’IA allait aussi, tant qu’à faire, supprimer les sciences sociales. Peter Thiel quant à lui, le plus connu de la bande, rêve en douce d’envahir le Groenland pour y créer une « Freedom City » (ce qui, au vu de ses discours passés, n’est pas bien surprenant). Et pour clôturer en beauté, la DGSI vient de renouveler son contrat avec le géant de l’analyse de données pour trois ans, tandis que l’entreprise continue peinard à importer son business de surveillance en France : on a beaucoup shamé Christophe Castaner pour son pantouflage chez Shein, il serait peut-être temps de faire la même avec Julie Martinez (ex-PS), Fabrice Brégier (ex-DG d’Airbus), ou encore l’actuel DG de Palantir France Pierre Lucotte, non ?
3/ À l’approche de la Saint-Valentin (bon, presque !), c’est parti pour un petit point mœurs. Vous connaissiez peut-être le « body count zero », l’obsession de certains hommes (plutôt du côté mascu’ de l’échiquier) pour la virginité de leur partenaire (femme) : désormais, il semblerait que cette promotion de la chasteté ait contaminé une partie des jeunes techbros de la Valley, qui considèrent toute forme de romance comme une « distraction » pour leur véritable mission : scaler. Sans oublier de faire beaucoup d’argent, bien sûr ! Et leur poésie tient dans quelques punchlines (déjà) légendaires telles que « every night you spent out is time you could have spent building your startup », ou encore« there’re two things that I care about the most: the gym and my work ». Grosse ambiance love également du côté de la Chine, où un long reportage de Wired nous plonge dans la la pure folie des « AI boyfriends » qui cartonnent chez les femmes de la Gen Z, certaines d’entre elles allant parfois jusqu’à embaucher de (vrais) hommes pour personnifier leurs (faux) amoureux. Car en Chine, la majorité des millions d’utilisateurs de plateformes proposant des compagnons virtuels sont des femmes, et a fortiori, des jeunes femmes (une anomalie mondiale, ailleurs dominée par les hommes (avec un ratio de 8 pour 2). Un paradoxe résumé dans l’article « Why America Builds AI Girlfriends and China Makes AI Boyfriends », qui pose la question de la raison derrière cet engouement féminin. Dans Wired, une utilisatrice explique son choix : au moins, les hommes générés par IA ne trompent pas, ne frappent pas et n’escroquent pas. Sur ce, joyeuse (presque) Saint-Valentin !
Si vous n’avez pas bien compris ce que fait Palantir (on a mis du temps aussi), c’est un peu tout ça.
L’INNOVATION INUTILE DE LA SEMAINE
En ce début janvier, on retrouve bien sûr l’inénarrable Consumer Electronics Show cru 2026 et avec lui une palanquée d’innovations exceptionnelles qui vont nous permettre de résoudre tout un tas de problèmes existentiels dans nos vies. On pense d’abord à l’annonce grandiloquente de LEGO, qui n’a pas hésité à parler de « plus grosse évolution depuis 50 ans » (quand même), avec l’arrivée du système Smart Play, qui comprend un véritable écosystème propriétaire connecté (le « BrickNet »), avec bien sûr les fameuses « smart bricks » mais aussi des « smart figurines », des « smart tag interactifs »… Ça clignote devant nos yeux ébahis, ça fait des bruitages comme dans Star Wars, bref, ça n’a pas grand intérêt mais apparemment c’est quand même la « révolution ». Que demande le peuple ?
Et heureusement, le CES 2026 foisonne de centaines d’autres innovations tout aussi géniales et sacrément utiles comme le frigo à l’IA, la sonnette connectée et le fameux AI Companion, voir « 3D AI soulmate » (comme ici ou ici) tout droit sorti de Black Mirror. Donc si vous aimez avoir de l’IA absolument partout (dans votre tondeuse à cheveux, votre boisson glacée, votre tamagotchi et même vos somnifères), vous allez vous régaler. Et si ce n’est pas le cas, bon, il vaudra peut-être mieux éviter, hein.
ET POUR FINIR… LE BON PLAN (PROMO) DE LA SEMAINE
Marre des contenus tièdes, des livres blancs soporifiques et des vidéos « innovantes » qui ressemblent toutes à des démos d’IA sous Lexomil ? Ça tombe bien : Allez Bisous, c’est le studio créatif fondé par l’équipe derrière Tech Trash et Climax (nous, donc), avec une conviction simple : même le sujet le plus chiant du monde peut devenir désirable et intéressant.
En résumé, on fabrique donc des narratifs éditoriaux de tout poil qui transpirent autre chose que la langue de bois corpo – un vrai parc d’attractions éditorial pour organisations, médias, marques et institutions qui ont envie de se raconter différemment.
Si vous voulez en savoir plus, allez faire un tour sur notre super site Internet par ici, ou écrivez-nous en nous envoyant un petit mot d’amour par ici : hello@allezbisous.com. Bisous.
Allez, bisous !
Retrouvez Tech Trash dans vos boîtes mail tous les jeudis (et parfois le dimanche) !
(On espère que vous êtes contents).
Et excellente fin d’année à toutes et tous ❤️🔥
Allez hop, on partage (sur LinkedIn) #ByebyeTwitter #BisousElon
Bonus : Attention, la taxe Zucman arrive en Californie – Au Danemark, des apps permettent d’éviter d’acheter des produits américains – Dites bonjour à la « space-based AI » de Tesla – Bon, on sait enfin pourquoi les films Netflix sont de plus en plus nuls – La trend du moment du moment consiste à imiter des chouettes… Pourquoi pas ? – L’avocat d’Elon Musk est aussi un clown (pour de vrai) – Des singes se baladent en liberté à St-Louis, et l’IA n’arrange rien – Les plans sociaux de l’IA sont en réalité des plans sociaux qui masquent un ralentissement de la croissance (mais bon, vous le saviez déjà) – La nouvelle mode en Chine ? Une app qui te dit si tu es mort ou pas – Pendant ce temps, ChatGPT a écrit une comptine pour accompagner le suicide d’un utilisateur – Aux États-Unis, les millenials et les Gen Z écoutent 3h de musique générée par IA par semaine – Mégasuprise : Bradley Cooper adore Joe Rogan – Plus personne ne veut manger des burgers Tesla – Et Elon se fait méchamment tacler – Et le meilleur titre du (meilleur ?) article de la semaine est signé le Financial Times (on vous embrasse les copains) – La suite… la semaine prochaine !
Nota Bene : si jamais vous recevez ce mail alors que vous vous étiez déjà désincrit·e il y a quelque temps, si vous le recevez en double, si vous avez l’impression de ne plus recevoir Tech Trash, ou encore que votre newsletter favorite arrive désormais dans les spams, n’hésitez pas : écrivez-nous à hello@techtrash.fr. On répond à tout le monde (même si ça peut mettre quelques jours), requêtes, questions, mots d’amour… promis 😘