FOBO et millennial cringe – la guerre des data centers – le vrai visage de Sam Altman – votre newsletter préférée est de retour avec des dizaines d'infos incroyablement zinzins (mais vraies) sur le flippant (mais fabuleux) monde de la tech… Let's go !
TOUT D’ABORD…
Salut tout le monde !
Et salut à toutes celles et ceux qui ne sont pas (encore) lancés dans la grande course aux modèles. Parce que pendant que vous bavassez avec votre assistant conversationnel, Anthropic est en train de nous expliquer tranquillement que son nouveau modèle est tellement puissant que l’entreprise préfère ne pas le sortir. En face, Meta dégaine Muse Spark (en espérant faire oublier le méga flop de Llama), et DeepSeek fait monter la pression. Respirez un coup, ça va bien se passer… Et pour la peine on vous a concocté une série de news triées sur le volet. Allez, c’est parti !
1/ Et vous, souffrez-vous de « FOBO » ? Alors que la « fear of becoming obsolete » (à savoir, la crainte d’être remplacé par l’IA) gagne les rangs, la Gen Z semble avoir adopté une solution tout à fait old school : le sabotage. C’est en tout cas ce que nous raconte un (énième !) nouveau rapport sur l’IA au travail paru cette semaine : concrètement, 29% des employés tenteraient activement de saboter le déploiement de l'IA au sein de leur entreprise, et plus précisément 44% des employés Gen Z. Parmi les tactiques de sabotage, on compte : falsifier les évaluations de performance des outils d’IA, produire intentionnellement un travail médiocre afin de faire passer l'IA pour moins efficace qu’elle ne l’est, ou tout simplement refuser de l’utiliser sérieusement (jusqu’à 80% des cols blancs). Ce que nous apprend également le rapport, c’est que 30% des saboteurs ont invoqué le FOBO comme motif principal de leurs actions. Et en même temps, quand Dario Amodei crie à tue-tête que l'IA pourrait faire disparaître un job de bureau débutant sur deux (comprenez : ceux des Gen Z) ou que Mustafa Suleyman (boss de l’IA chez Microsoft) prédit l’automatisation TOTALE des cols blancs d'ici 18 mois, autant dire demain… Est-ce qu’il ne s’agirait pas de légitime défense, en fait ?
2/ Et pendant que la Gen Z est occupée avec son sabotage, les millennials, eux, ont un énorme problème à gérer : le « millennial cringe » des IA conversationnelles. En anglais, des expressions typiques de la Gen Y pullulent sur ChatGPT alors même qu’elles sont parfaitement ringardes. Exemple avec la surreprésentation des mots « wild », « chaotic » ou encore « unhinged » dans les LLM, vocabulaire typique des années 2010 et de leurs alternatives lexicales à « crazy » ou « insane », jugées stigmatisantes pour les personnes souffrant de troubles mentaux. Résultat : un lexique poli mais désormais daté colle à la peau des chatbots, et ce millennial cringe s’étend aussi aux images et vidéos générées par IA. Sur (feu) Sora, par exemple, tout le monde porte des jeans slims (y compris Sam Altman), vestige d’un look resté bloqué dans les années 2000. Et si l’esthétique millennial est si dominante, ce n’est finalement pas si surprenant : une grande partie des données d’entraînement de l’IA provient de notre période la plus intensément en ligne, entre 2006 et 2020. BuzzFeed, Tumblr, Vine, Cyprien et Zooey Deschanel ont façonné le langage et l’esthétique de ces modèles… En attendant qu’ils passent, eux aussi, aux jeans baggy.
3/ Après les centrales électriques et les pipelines, dites bonjour aux cibles militaires les plus en vue du moment : les data centers ! Il y a quelques jours, dans une vidéo qui rappelle les heures les plus sombres de l’État Islamique et de sa com guerrière, l’Iran s’est déclaré prêt à attaquer le gigantesque data center actuellement en construction à Abu Dhabi. Sobrement appelé Stargate, ce campus est un monstre évalué à au moins 30 milliards de dollars, dont la construction est supervisée par le conglomérat émirati G42, et qui sera opéré par OpenAI et Oracle. Dans la vidéo en question, dans laquelle un porte-parole des Gardiens de la révolution déclare que « toutes les entreprises de technologies de l’information et de la communication dans la région seront considérées comme des cibles légitimes », on retrouve même des images des grands pontes de la tech américaine impliqués dans le projet, de Sam Altman (OpenAI) à Satya Nadella (Microsoft) en passant par Jensen Huang (Nvidia). Ces menaces interviennent quelques jours après que l’Iran a frappé et/ou endommagé plusieurs data centers américains aux EAU et à Bahreïn : en effet, depuis début avril, Amazon Web Services s’est même déclaré en « hard shutdown » dans la région (comprenez « arrêt total »). Autrement dit : on éteint tout, finito, ciao. Évidemment, ce n’est pas un accident, c’est un changement de stratégie militaire qui n’a rien d’anecdotique : comme le rappelle The Guardian, les data centers sont désormais considérés comme des infrastructures essentielles au même titre que les bases militaires (parce qu’ils concentrent à la fois les communications, les services financiers, les plateformes numériques et désormais… l’IA). Même logique côté analyse géopolitique : frapper un data center, ce n’est pas juste abîmer des infrastructures, c’est potentiellement couper des banques, des applis de transport, des systèmes de paiement, voire des pans entiers d’Internet dans une région. Et ça, on l’a déjà vu : certaines attaques ont déjà perturbé des services critiques pendant plus de 24h dans le Golfe. Bref : ces hangars remplis de serveurs et plantés au milieu du désert (ou dans les zones les plus reculées du monde) sont dans le viseur, et désormais intégrés aux plans de guerre. Eh oui.
LE PORTRAIT CINGLANT DE LA SEMAINE
On a beaucoup parlé de Dario Amodei dans les dernières éditions de Tech Trash, avec notamment la double boulette d’Anthropic des derniers jours, et d’autres annonces parfois un peu exagérées. Sauf que, dans la guéguerre fratricide l’opposant à son ancien bro (et patron) Sam Altman, il semblerait que Dario ait (encore) quelques longueurs d’avance en termes de popularité. En témoigne la détestation croissante d’Altman, dont plusieurs anciens collaborateurs multiplient les révélations et autres anecdotes croustillantes, voire choquantes, dépeignant le véritable sociopathe qui semble se cacher derrière le golden boy et « god of scale ».
Dans un (très très) long portrait, le New Yorker révèle le (vrai ?) visage d’un visionnaire zinzin, pas vraiment bon manager, pas bon techos non plus, qui passe son temps à parler de régulation mais qui veut surtout concentrer le maximum de pouvoir (et n’inspire pas vraiment confiance en interne). Extraits croustis choisis : « Sam présente un schéma récurrent de… mensonge », « Altman a déformé des faits auprès des dirigeants et des membres du conseil, et les a trompés sur les protocoles de sécurité internes », « Il possède deux traits que l’on retrouve presque jamais chez une même personne. Le premier est un fort désir de plaire, d’être apprécié dans chaque interaction. Le second est une forme de manque de considération quasi sociopathique pour les conséquences que peut avoir le fait de tromper quelqu’un ». Sans oublier qu’à côté de ça, il n’a de cesse de répéter son mantra : « Rien n’est plus important que de s’assurer que l’AGI bénéficie à toute l’humanité ». On a (quand même) un peu de mal à le croire.
ET POUR FINIR… LE BON PLAN (PROMO) DE LA SEMAINE
Aujourd’hui, la majorité des investissements se fait dans des choses abstraites : des indices flous, des projections incertaines, des valorisations hypothétiques.
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⚠️ Comme toujours : investir comporte des risques, y compris la perte partielle ou totale du capital. N’investissez que ce que vous êtes prêts à perdre.
Allez, bisous !
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Bonus : C’est officiellement le gros bordel chez Anduril - Zut alors, le collier de Friend ne sera finalement pas commercialisé en Europe - En Chine, un Netflix pour chiens - Et à San Francisco, un chien-robot Elon – C’est au tour de la Grèce d’interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans - Et vous, êtes-vous high agency ? - Un gros bravo à ce prof de l'Ivy League qui oblige ses étudiants à utiliser des machines à écrire pour lutter contre l’IA – Et les vendeurs de voitures, ils vont faire comment ? – Pendant ce temps, les mots de passe du gouvernement hongrois ont leaké, et c’est pas jojo – Et Meta supprime les pubs qui cherchent à recruter pour des actions en justice liées… à l’addiction aux réseaux sociaux – La suite… la semaine prochaine !
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