Un futur glorieux

Gen Z vs AI part. 2 – les biais de Google Maps – la lampe intelligente – votre newsletter préférée est de retour avec des dizaines d'infos incroyablement zinzins (mais vraies) sur le flippant (mais fabuleux) monde de la tech… Let's go !

Tech Trash
5 min ⋅ 17/04/2026

TOUT D’ABORD…

Salut tout le monde !

On espère que vous allez bien, en tout cas mieux que Sam Altman, qui traverse une semaine… disons… légèrement chaotique (et à qui on souhaite évidemment le meilleur après des attaques aussi graves qu’inacceptables). Mieux aussi que certains électeurs de Donald Trump, qui découvrent tranquillement que la révolution de l’IA, c’est aussi des data centers géants qui poussent dans leur jardin, pompent leur eau et redessinent leurs territoires sans trop leur demander leur avis. Bref : entre les dérapages à la chaîne, les incompréhensions et la montée d’un backlash politique, pas évident de se situer… Pour la peine, on vous a préparé une petite sélection de news bien croustis. Allez, c’est parti !

1/ La semaine dernière, on vous parlait de la relation houleuse qu’entretient la Gen Z avec l’intelligence artificielle, souvent prête à saboter son déploiement dans les entreprises. Une étude menée par l’Institut Gallup vient remuer un peu plus le couteau dans la plaie, avec le « AI paradox », comprenez le fait que de plus en plus de 14–29 ans (plus de la moitié) utilisent l’IA alors même qu’ils sont de moins en moins nombreux (18%) à croire que l’outil en question fonctionne correctement… Un tiers d’entre eux sont carrément en colère (ils ne sont pas les seuls), persuadés que les avancées technologiques en la matière vont détruire les jobs d’entrée de gamme – et donc tout un tas de boulots qu’ils ne pourront plus faire pour s’insérer tranquillement dans le monde professionnel. Ce n’est pas tout : il y a aussi chez eux une montée de la crainte de perdre en créativité et en esprit critique, et de la peur d’un monde saturé de désinformation et de mèmes absurdes générés de façon automatique (le « brain rot apocalypse » – qui est déjà bien là). En résumé : des jeunes sceptiques qui ont, en fait, envie de tout l’inverse. Et quand on voit que, de l’autre côté, les grands patrons de la tech ont quand même une façon assez « légère » de traiter la question (comme le boss de Perplexity AI qui nous explique en toute détente que les nombreux licenciements ne sont pas bien graves, vu que « de toute façon, personne n’aime vraiment son job », et qu’il faut avoir les yeux rivés vers « notre futur glorieux »), on se dit qu’on n’est pas rendu !

2/ Vous le savez probablement : parmi les grandes innovations technologiques vendues par les géants de la Silicon Valley, il y a d’innombrables inventions techniques financées par… le contribuable américain. Que ce soit pour le GPS, Internet ou encore l’écran tactile : ces technologies fondamentales sont issues de programmes de recherche militaire (et pas de l’esprit de Steve Jobs). Même chose pour l’IA générative : son origine remonte aux travaux du MIT dans les années 60. Bref : le secteur privé devrait faire des pieds et des mains pour soutenir le financement de la recherche universitaire, sauf que c’est exactement l’inverse qui se produit. Eh oui : les fervents soutiens de Trump que sont Peter Thiel et Marc Andreessen ont déclaré la guerre aux universités, qu’ils considèrent être « des machines de lobbying politique qui s’opposent à l’innovation ». Comprenez par là leur dernière lubie en date : en soutenant les coupes drastiques de financements publics dans les budgets scientifiques, coupes qui ont déjà causé des dégâts considérables, ils transforment ni plus ni moins les chercheurs en… travailleurs du clic. En effet, plus de 10 000 chercheurs titulaires de doctorats (PhD) ont quitté la fonction publique (soit 14%), des laboratoires ont licencié et annulé des projets. Certains chercheurs sont partis en Europe, d’autres ont pris une retraite anticipée. Plus largement : un climat de peur s’est installé dans le monde scientifique. Une aubaine pour certains, vu que ça représente des centaines de doctorants et jeunes diplômés ultra-qualifiés qu’on peut « embaucher » à moindre coût, en leur donnant des missions payées à la tâche, parfois quelques dizaines de dollars de l’heure… Certaines boîtes (souvent co-financées par Thiel ou Andreessen) ont même bâti des business entiers sur ce modèle, en vendant ensuite cette main-d’œuvre à OpenAI, Google ou Meta. Après Uber et Deliveroo, bienvenue dans l’économie des « PhD à la demande ». Avec, au passage, une petite question existentielle destinée à Thiel et ses petits potes : est-ce vraiment une bonne idée de scier la branche sur laquelle on est assis ? Pas sûr, non ?

3/ Google Maps et Apple Plans sont-elles de nouvelles armes géopolitiques (sans avoir l’air d’y toucher) ? Une enquête menée par la team du média Bon Pote met en lumière, sources à l’appui, que les cartes que nous utilisons tous les jours ne sont pas neutres : elles racontent une histoire, et pas forcément celle qui met tout le monde d’accord. Ce n’est pas la première fois qu’il y a des conflits sur des cartes et sur la façon dont les grands groupes américains les représentent : on se rappelle du fameux « Gulf of America » qui a débarqué sur Google Maps (tout du moins la version consultable depuis les États-Unis) à la demande expresse de Donald Trump (alors que le nom international est encore et toujours le Golfe du Mexique), mais également d’autres situations entre deux pays où les cartes ont une valeur quasi-géopolitique. Au Liban en ce moment, des internautes accusent Apple d’avoir « vidé » certaines zones du sud sur ses cartes, alors même que les combats s’intensifient : côté israélien, tout est détaillé, côté libanais, c’est le désert. Même logique en Palestine avec Google : le mot « Palestine » n’apparaît pas, il n’y a d’ailleurs jamais été mentionné (alors que le moteur de recherche a reconnu le pays depuis 2013). Vous l’aurez compris : les cartes numériques, qu’on imagine objectives, sont en réalité des produits politiques. Elles invisibilisent certains territoires, normalisent d’autres, et imposent une vision du monde alignée avec les rapports de pouvoir dominants. Résultat : quand près de 2 milliards de personnes utilisent la même appli, ce n’est plus juste une carte… c’est une narration globale. Et dans ce cas, le problème n’est pas seulement ce qu’on montre, mais aussi ce qu’on passe sous silence


L’INNOVATION INUTILE DE LA SEMAINE

Le robot-lampe de chevet

Le premier avril est déjà loin, pourtant les (bonnes ?) idées complètement absurdes continuent d’arriver, avec parmi elles celle d’un robot domestique déguisé en… lampe IKEA. C’est presque trop beau pour être vrai, et pourtant : la start-up Syncere, basée à Palo Alto, nous présente Lume, « une lampe qui fait nos corvées », rien que ça ! Donc, plus concrètement : une lampe de salon qui cache des bras robotisés capables de ranger nos affaires, plier notre linge et faire notre lit. On dirait une blague, mais apparemment non

Une fois activée, la lampe dégaine de petits bras ultra-résistants qui attrapent nos affaires et les plient/rangent avant de disparaître comme si de rien n’était. Le concept est donc de s’éloigner au maximum des robots humanoïdes flippants (coucou Optimus), mais de les intégrer directement dans nos meubles. Pour 1500 dollars, vous avez un robot qui ne fait pas peur et se comporte comme un appareil électroménager classique et invisible. Pas mal, non ? Qui sait, peut-être que demain, nos luminaires, notre table basse ou même notre lit seront des robots déguisés prêts à ranger la vaisselle ou laver les draps (ou nous apporter des bières ?). Seul souci éventuel : se dire que notre lampe est devenue plus productive que nous, c’est jamais super agréable. 


ET POUR FINIR… LE BON PLAN (PROMO) DE LA SEMAINE

Derrière une voiture, il y a parfois… 1 294 brevets.

Avant d’arriver sur la route, une innovation automobile passe souvent par des années de R&D et par un dépôt de brevet. Chez Stellantis, ces dépôts sont au cœur de la stratégie d’innovation et de propriété intellectuelle : en 2025, le groupe est devenu pour la troisième année consécutive le premier déposant de brevets en France auprès de l’Institut national de la propriété industrielle, avec 1 294 dépôts couvrant notamment l’électronique et le software, les motorisations et la recharge, ainsi que les châssis et équipements. 

Derrière ces innovations, des ingénieurs transforment des idées en solutions concrètes, parfois brevet après brevet. Exemple avec IBIS (Intelligent Battery Integrated System), qui repense l’architecture des batteries électriques en fusionnant chargeur et onduleur – une technologie testée sur un prototype de la Peugeot E-3008. Ou encore de nouveaux designs et technologies, dont le volant rectangulaire Hypersquare qui sera proposé par Peugeot sur un véhicule de série dès 2027. 

Cet écosystème d’innovation irrigue directement les véhicules du groupe et enrichit les produits des marques emblématiques de Stellantis telles que Alfa Romeo, Citroën, DS Automobiles, Opel ou Peugeot.

Pour découvrir les innovations du groupe Stellantis, c’est par ici.



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