Le moment Deep Blue

Le retour du cringe – les AI clones – les ex-DOGE – le robot-pongiste – votre newsletter préférée est de retour avec des dizaines d'infos incroyablement zinzins (mais vraies) sur le flippant (mais fabuleux) monde de la tech… Let's go !

Tech Trash
6 min ⋅ 24/04/2026

TOUT D’ABORD…

Salut tout le monde !

Aux dernières nouvelles, il semblerait que les gens détestent l’IA encore plus qu’ils ne détestent l’ICE. Serait-ce (peut-être) parce que les patrons de l’IA ont la fâcheuse habitude de parler d’eux comme s’ils allaient sauver le monde (tout en passant à un cheveu de le détruire) ? Ou parce que quasiment tout le monde a l’impression qu’ils sont en roue libre ? Heureusement, en attendant, il vous reste votre newsletter préférée et son lot de bonnes nouvelles (ou pas)… Allez, c’est parti ! 

1/ Il y a quelques semaines, on vous parlait du millennial cringe : le fait que l’IA recycle à l’infini des mots et expressions phares des années 2010 avec beaucoup d’assurance et (pas mal) de ringardise. Pendant ce temps, la Gen Z, quant à elle, vit dans la peur permanente de perdre sa coolitude et de devenir cringe, justement. Alors soyons francs : absolument tout peut être considéré comme cringe, et c’est bien le problème : LinkedIn, ChatGPT, votre look, appeler ChatGPT « chat », avoir un petit ami, ne pas tenir ses engagements, l’« art IA », ressembler à un millennial, Madonna à Coachella (mais en fait ça va)… Tout dépend de là où vous vous placez, finalement. Et ça a des conséquences pas super jojo dans la réalité de certains jeunes : selon une étude Yahoo/YouGov, plus de 50% des Gen Z évitent de s’exprimer librement (en ligne, mais pas que) de peur d’être vus comme cringe par leurs potes. Pire : 55% disent que ça les empêche de s’ouvrir émotionnellement, 35% de poursuivre des hobbies, et même 38% d’inviter quelqu’un à un date… dans la vraie vie. En gros : la génération la plus connectée de l’histoire est aussi celle qui n’ose plus l’ouvrir par peur de déraper. Pourquoi ? Probablement parce que c’est la première à avoir grandi dans un monde où tout est public, et potentiellement viral. Là où la génération Y (dont vous faites peut-être partie ?) postait sans aucune gêne des photos floues de soirée et des selfies d’avocado toasts à n’en plus finir (mais sans grande conséquence si ce n’est de spammer le feed de leurs 89 amis sur Facebook), la Gen Z, elle, sait que le moindre faux pas peut vous transformer en main character du jour. Évidemment, c’est la porte ouverte à l’auto-censure permanente, mais dans un monde où les interminables cringe compilations et autres listes publiées sur Reddit ont appris à toute une génération que sortir de la norme était synonyme d’humiliation publique, se laisser aller devient un risque pour votre vie sociale, relationnelle et professionnelle. Alors, toujours partant pour partager cette photo de vacances ? 

2/ Les influenceurs bientôt grand-remplacés ?  Entre le scandale des faux influenceurs MAGA (qui sont en fait… des brouteurs indiens) et les faux influenceurs à Coachella (qui n’ont pas besoin de goûter aux tarifs prohibitifs du festival – souvent payés à crédit – pour enchaîner les selfies avec leurs stars préférées), dites bonjour aux « AI clones », les avatars de vos influenceurs favoris. Eh oui, de plus en plus de « créateurs de contenu » se remplacent désormais eux-mêmes par des clones capables de faire leur job 24h/24. Le rêve est en train de devenir réalité, avec comme objectif celui de ne plus jamais allumer une caméra, mais de continuer à encaisser. Khaby Lame par exemple, plus gros créateur TikTok au monde, a cédé ses données biométriques dans un deal à près d’un milliard de dollars afin de créer un « jumeau digital » censé générer jusqu’à… 4 milliards de ventes par an. Petit hic : l’affaire a tourné au fiasco et pourrait même être… une arnaque type « pump and dump ». Qu’à cela ne tienne, l’idée est bien vivante, et les tentatives continuent à se multiplier : YouTube affirme préparer d’ores et déjà des clones pour ses créateurs, Zuckerberg a un avatar IA dans les tuyaux, tandis que d’autres influenceurs lancent des clones avec lesquels leurs fans peuvent discuter… Pour l’instant, tout ne fonctionne pas forcément hyper bien avec des bots qui déraillent ou des cas d’arnaques plus classiques comme celui du streamer iShowSpeed qui a découvert une publicité qu’il n’a jamais tournée, pour une marque de « casino blockchain » dont il n’a jamais entendu parler, diffusée au beau milieu d’un match de la (très officielle) NBA ! Ça a dû lui faire le même effet que de tomber sur une serviette de bain à son effigie dans les rues d’une station balnéaire ? En tout cas : si cette crise peut mettre un coup de pied dans une fourmilière bien faisandée (et nous donner plus d’influenceurs intellos), c’est peut-être pas plus mal.

3/ Rappelez-vous : il y a un peu plus d’un an, l’inénarrable Elon Musk lançait son fameux « Department of Government Efficiency » avec une promesse simple et limpide : nettoyer l’État américain de tous les profiteurs et assistés du service public, et tout ça à coup de tronçonneuse, bien sûr ! À la clé : plus de 300 000 fonctionnaires virés, des agences démantelées, et un joyeux chaos que les anciens membres du projet décrivent eux-mêmes comme… « chaotique ». Le média Wired a retrouvé la trace d’une dizaine de ces ex-« DOGE kids », cette bande de (très) jeunes développeurs (de 19 à 24 ans) inexpérimentés propulsés aux commandes de l’administration fédérale, pilotés par Musk et ses (sept) mercenaires. Vous le savez : le projet a officiellement disparu, enterré à la suite de la brouille entre Musk et Trump. Mais ses conséquences, elles, sont bien là : services publics à l’agonie, temps d’attente qui explosent, programmes humanitaires supprimés et autres décisions prises à la va-vite au nom de la chasse au « gaspillage » (dans l’Hexagone, certains politiques ne se sont d’ailleurs pas gênés pour copier-coller ces éléments de langage). Et les responsables dans tout ça ? Ils ont été promus. Certains ont tranquillement pantouflé dans le privé (souvent dans l’entourage de Musk), d’autres sont désormais à des postes clés dans l’administration, notamment avec des missions aussi passionnantes que le fait d’identifier les projets susceptibles d’être exclus des financements fédéraux parce que faisant la promotion de la « diversité, l’équité et l’inclusion ». Et le plus énervant dans l’histoire, c’est que malgré les objectifs largement ratés, cette génération de tech bros sans expérience a non seulement évité toute sanction… mais a gagné en pouvoir et en influence. Fail fast, break things… get promoted ?


L’INNOVATION INUTILE DE LA SEMAINE

Le pongiste dopé à l’IA

Vous avez aimé Marty Supreme ? Vous allez adorer ce nouveau champion de la raquette à côté duquel les frères Lebrun vont avoir l’air de débutants pas très doués. Eh oui, après les échecs et le go, l’IA s’attaque désormais au ping-pong ! Dites bonjour à Ace, un incroyable robot développé par Sony et équipé de capteurs ultra-rapides et d’un bras digne de André Agassi, qui est capable de jouer aussi bien que s’il était dans la course pour remporter le prochain grand Chelem

Son petit avantage ? Le temps de réaction, dix fois plus rapide qu’un humain. Sans compter la manière dont il apprend : des milliers d’heures d’entraînement en simulation, sans modèle préconçu, jusqu’à développer des coups… que ses propres créateurs, qui parlent d’un « moment Deep Blue », ne comprennent (même) pas. Cerise sur le gâteau : contrairement à nous, pauvres créatures de chair et d’os que nous sommes, il ne transpire pas, ne doute pas, ne panique pas… Pas de regard, pas d’indice, pas de signe de fatigue… Bref : une machine de guerre redoutable d’efficacité, qui va faire passer John McEnroe pour un petit ange.


ET POUR FINIR… LE BON PLAN (PROMO) DE LA SEMAINE

Lâcher prise sur son épargne, sans en perdre le contrôle.

Diversifier, c’est bien. Mais savoir quand et comment il faut ajuster, arbitrer, se repositionner… c’est encore mieux. Parce que même une épargne bien construite aujourd’hui peut s’avérer inadaptée demain si les marchés se mettent à tanguer… 

C’est dans cette logique que CORUM L’Épargne a développé CORUM Life Rosetta : une solution qui ne se contente pas de diversifier votre épargne, mais qui la fait évoluer dans le temps.

Votre épargne est répartie entre trois piliers complémentaires (immobilier, actions via des ETF et obligations), puis ajustée en continu par les experts du groupe CORUM, pour s’adapter aux conditions de marché et saisir les opportunités.

Votre argent travaille pour vous, sans que vous ayez à suivre les marchés ni multiplier les arbitrages. Une approche pensée pour celles et ceux qui veulent garder une vision claire de leur épargne, tout en s’appuyant sur un véritable savoir-faire.

En 2025, Rosetta affiche une performance nette de frais de gestion de 7,11 %, avec un niveau de risque modéré (3/7).

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⚠️ Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Contrat d’assurance vie en unités de compte et en fonds euro. Risque de perte en capital. Performances et revenus non garantis.



Allez, bisous !Allez, bisous !

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(On espère que vous êtes contents). ❤️‍🔥

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Bonus : Allez hop, Anthropic dépasse OpenAI en termes de valorisation – Alors que l’IA toute puissante Claude Mythos s’est déjà fait pirater – C’était votre graal d’avoir le permis quand vous aviez 18 ans ? La Gen Z s’en fout de conduire – Et surtout, ça lui fait peurIl lui reste toujours le « silent scream » – Le manifeste de Palantir est sorti – Et il est assez flippantClaude drague les influenceursPirater son épouse, le nouveau kink de milliers d’hommes sacrément dérangés – Emprisonnée parce que sa tête était suspecte pour l’IA – La trend de la « Mpreg » secoue la K-Pop – Le « friction-maxxxing », LA solution pour déconnecter ? – Et éviter de devenir des « screen-maxxxers » ? – La grande purge des bots sur X n’a pas fait que des heureux – Vous aussi, vous trouvez que les concerts sont devenus hors de prix ? – Pendant ce temps, les licenciements s’enchaînent chez Meta – et chez Snap – sans oublier Microsoft – Les neurodivergents auront-ils la peau de tous ceux qui ne le sont pas ? – Et Jensen Huang serait-il un patron progressiste ? – La suite… la semaine prochaine !


Nota Bene : si jamais vous recevez ce mail alors que vous vous étiez déjà désincrit il y a quelque temps, si vous le recevez en double, si vous avez l’impression de ne plus recevoir Tech Trash, ou encore que votre newsletter favorite arrive désormais dans les spams, n’hésitez pas : écrivez-nous à hello@techtrash.fr. On répond à tout le monde (même si ça peut mettre quelques jours), requêtes, questions, mots d’amour… promis 😘

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