Salut tout le monde !
Alors que toute la planète se demande si la bulle de l’IA est sur le point d’éclater, une question autrement plus importante nous taraude : pourquoi diable Meta a-t-il décidé de lancer un énième « virtual pet » ? Bon, en attendant le grand boum (ou pas), la frénésie autour de l’IA creuse surtout de sacrées inégalités : à San Francisco, des villas à plusieurs dizaines de millions de dollars s’arrachent, pendant que les gens « normaux » ont de plus en plus de mal à se loger. La solution ? Tout simplement arrêter de parler d’« AI », pardi ! Bon, ça ne sera pas pour cette fois-ci… Allez, bonne lecture !
1/ Éclatera, éclatera pas ? Et si la grande fiesta de l’IA était en train de partir en eau de boudin ? Ce jeudi 5 novembre, petit vent de panique à Wall Street : le Nasdaq a dégringolé de 5,5 %, effaçant des milliers de milliards de dollars de valorisation boursière. De quoi relancer LA question qui agite les marchés : la bulle de l'IA serait-elle enfin en train d'éclater ? Vous le savez : depuis des mois, les géants de la tech engloutissent des sommes astronomiques (plus de 740 milliards de dollars en 2026), en promettant toujours autant de profits futurs incroyables et inespérés (sauf que personne ne sait si ces investissements seront rentables). La réalité est encore pire : il s’avère que les entreprises du secteur se financent en partie les unes les autres, dans un jeu de chaises musicales qui commence sérieusement à inquiéter tout le monde. Et il y a un précédent, que vous avez peut-être vu passer ces dernières semaines : en Chine, la bulle a déjà commencé à éclater. En effet : l'indice STAR50, qui regroupe des entreprises technologiques chinoises, a plongé de 40% en moins de 4 mois, effaçant quelque 480 milliards de dollars de capitalisation. Peut-on en conclure que le prochain krach est pour demain ? Pas forcément : les marchés américains ont déjà connu plusieurs corrections, et certains géants de la tech continuent de dégager des bénéfices considérables. Mais le Financial Times rappelle une leçon de l'histoire : Internet a révolutionné le monde, sans empêcher la bulle Internet d'exploser en 2000. Et ce serait probablement une erreur de confondre krach boursier et échec technologique. Une technologie peut révolutionner la société... tout en ruinant ceux qui ont parié trop gros dessus.
2/ Et si la bulle de l'IA éclate, il se passe quoi, concrètement ? Premier risque : notre épargne. Les « Magnificent Seven » (Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia, Tesla – soit les sept géants de la tech cotés en bourse) pèsent tellement lourd dans les indices boursiers que même les épargnants qui n'ont jamais acheté une action Nvidia pourraient subir les conséquences d'un krach (un peu comme celui de 2008). Deuxième effet domino : les entreprises d’IA ou affiliées (OpenAI, Anthropic, des data centers…). Si les investisseurs ferment le robinet, certaines d’entre elles pourraient ne plus parvenir à rembourser leurs dettes, voire faire faillite. Dans un scénario catastrophe, le cabinet TS Lombard envisage même jusqu'à 200 milliards de dollars de pertes sur le crédit, avec une vague de défauts de paiement dans la tech. Mais à titre individuel, l'un des aspects les plus flippants concerne nos données personnelles, parce que oui, nos petits secrets pourraient également finir aux enchères ! La BBC raconte comment les difficultés de Character.AI, une plateforme de chatbots personnalisés avec lesquels des millions de personnes ont noué des relations parfois très intimes, soulèvent une question vertigineuse : que deviennent toutes ces conversations si l'entreprise disparaît ? Car lors d'une faillite, certaines données peuvent potentiellement être transférées à de nouveaux propriétaires… Alors, comment se préparer à l'éventuel grand plongeon ? Selon Business Insider, il faut diversifier ses placements, se protéger contre les baisses, voire racheter des actions à prix cassés. Bref, personne ne sait quand la bulle éclatera. Mais après avoir confié notre argent, notre avenir pro et parfois nos secrets les plus intimes à l'IA, on ferait peut-être bien de réfléchir à l'après-bulle dès maintenant.
3/ Data centers : le peuple contre-attaque ! Aux États-Unis, force est de constater que la fronde anti-data centers commence à porter ses fruits : lors des midterms du 3 novembre, les électeurs américains se sont prononcés contre le développement des data centers dans la quasi-totalité des scrutins locaux consacrés au sujet. Factures d'électricité qui flambent, consommation d'eau, terres agricoles menacées, milliardaires de la tech qui décident de tout : les raisons de la colère ne manquent pas. Le phénomène est devenu si puissant que, selon The Atlantic, au moins trois maires ont été révoqués pour leur soutien à ces projets. Mais derrière cette révolte se cache aussi un sacré paradoxe politique : si tout le monde semble d'accord pour dire NON aux data centers, les opposants ne défendent pas forcément le même projet de société. Certains réclament davantage de contrôle démocratique, d'autres veulent protéger leur territoire, tandis que des responsables politiques de tous bords s'emparent du sujet pour séduire les électeurs (un phénomène qu’on appelle le data center populism – et qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’est pas toujours porté par des idéaux progressistes). Cerise sur le gâteau : cette révolte pourrait également profiter aux géants de la tech (dont certains commencent pourtant à paniquer). Selon Reuters, ralentir la construction de nouveaux data centers pourrait avantager ceux qui disposent déjà d'immenses infrastructures, tout en pénalisant leurs concurrents plus petits. Bref : à force de vouloir reprendre le pouvoir à la Silicon Valley, les Américains pourraient finir par… lui en donner davantage. Bon, on fait comment, du coup ?
Qui veut être mon associé (dans l’arnaque) ?
Faux papiers, vrai business model. Au départ, Yuriy Nazarenko était un petit faussaire ukrainien qui passait ses nuits à fabriquer de faux passeports avec Photoshop pour gagner sa vie. Jusqu'au jour où il a eu une idée de génie : et si un logiciel automatisait le boulot à sa place ? De cette réflexion est née OnlyFake, une plateforme qui a progressivement intégré l'IA pour générer en quelques clics des photos ultraréalistes de fausses cartes d'identité et de faux passeports, posés sur un canapé ou une table, comme si quelqu'un venait de les photographier avec son téléphone. Prix de départ : 15 dollars le document. Et ça marchait : en 2024, un journaliste de 404 Media a même réussi à tromper les contrôles d'identité d’une plateforme crypto grâce à un faux passeport ! Résultat : au moins 10 000 faux papiers générés, des centaines de milliers de dollars encaissés et 1,2 million de dollars de gains illicites à restituer. Pas mal pour un petit side hustle, non ?
Comme le révèle une enquête de 404 Media cette semaine, l'histoire a pris une tournure assez zinzin lorsque Nazarenko a découvert que des travailleurs nord-coréens utilisaient son service pour décrocher des emplois à distance aux États-Unis. Le phénomène est loin d'être anecdotique : selon le FBI, ces salariés infiltrés permettent au régime de Pyongyang de contourner les sanctions internationales et de financer ses programmes militaires. Quant à Nazarenko, il a fini par être arrêté, condamné puis expulsé des États-Unis. Le plus savoureux : il s'est fait identifier notamment parce qu'il utilisait un compte crypto ouvert à… son vrai nom ! Comme quoi, même les meilleurs font des erreurs.
Entre le panier et l’achat, il reste l’étape du paiement
C'est le cauchemar des e-commerçants, surtout à l'approche du Black Friday et de Noël : un client remplit son panier, arrive au paiement… puis disparaît. Parmi les options de paiement qui peuvent aider à lever certains freins à l’achat, le Paiement en plusieurs fois de PayPal offre plus de flexibilité aux clients, qui peuvent étaler leurs dépenses selon leur budget, tandis que le marchand reçoit la totalité du montant immédiatement.
Et ça peut faire la différence : selon les données internes de PayPal, les commerçants français proposant le Paiement en 4X constatent des paniers moyens jusqu'à 113% plus élevés que pour les transactions PayPal classiques.*
Aucune intégration supplémentaire n'est nécessaire avec PayPal Checkout. Pour découvrir comment en profiter, c'est par ici.
⚠️ Les options de paiement en plusieurs fois PayPal comprennent le « Paiement en 4X » et le « Paiement en 6, 12 ou 24X », et leur disponibilité dépend du statut du marchand, de son secteur d'activité et de son intégration. L'éligibilité des consommateurs est soumise à l'approbation de PayPal. Pour plus d'informations, consultez les conditions du produit.
Source : données internes PayPal, petites entreprises françaises, transactions de janvier à décembre 2024 incluant le Paiement en 4X.
Partenariat rémunéré avec PayPal.
Allez, bisous !
Merci d'avoir perdu 5 min.
On vous aime ❤️🔥
Bonus : Vous n’avez toujours pas vu le nouveau docu sur Elizabeth Holmes ? Normal, il sera projeté dans l’espace avant de l’être en Europe – Pendant ce temps, les petits robots livreurs prennent cher – Letterboxd en passe d’être racheté par le NYT – Et Instacart par DoorDash – 500 millions dépensés pour RIEN (sorry Elon) – Discuter avec les dauphins, ça vous dit ? – Vous voulez transformer votre vieille Tesla en un véhicule beaucoup plus stylé ? – À San Francisco, mieux vaut venir préparé à ses dates comme s’il s’agissait d’entretiens d’embauche – D’ailleurs si vous êtes à SF, allez faire un tour au Non-slop hackathon de Pangram – qui, après les textes, s’attaque désormais aux images et aux vidéos – Dites bonjour au « mogging » – Vous avez besoin d’une nounou pour vos bambins ? Avec un peu d’IA, c’est mieux – La Gen Z pas pressée de passer le permis – Bientôt un spray pour résorber les plaies ? – Non, il vaut mieux éviter de donner vos accès bancaires à votre agent IA – Plus largement : c’est pas mal de continuer à réfléchir tout seul (sans IA) de temps en temps – Vous aussi, vous faites du « fitness snacking » ? – Et pour finir, 3 pilotes sur 4 disent qu’ils se sont déjà endormis dans leur cockpit… Tout va bien – La suite tout bientôt… Allez, bisous !
Nota Bene : si jamais vous recevez ce mail alors que vous vous étiez déjà désinscrit il y a quelque temps, si vous le recevez en double, si vous avez l’impression de ne plus recevoir Tech Trash, ou encore que votre newsletter favorite arrive désormais dans les spams, n’hésitez pas : écrivez-nous à hello@techtrash.fr. On répond à tout le monde (même si ça peut mettre quelques jours), requêtes, questions, mots d’amour… promis 😘
