Salut tout le monde !
Youhou, c’est enfin l’automne et son lot de bonnes nouvelles : l’été de l’enfer à 40 °C est enfin derrière nous, l’IA créerait finalement beaucoup plus d’emplois qu’elle n’en détruit (enfin selon The Economist), Google va envoyer ses data centers dans l’espace et même Zuck a décidé d’enlever la caméra sur sa nouvelle gamme de smart glasses… Que demande le peuple ? Pour la peine, voici notre sélection des news de la semaine. Allez, c’est parti !
1/ C’est LA polémique de la rentrée : Thélyson Orélien, auteur de C’était ça ou mourir – prix du Roman Fnac et sélectionné pour le Goncourt, le Médicis et le Femina –, est accusé d’avoir écrit son roman… à l’aide d’une IA. Tous les médias reprennent l’info en chœur, malgré le fait que l’intéressé démente catégoriquement et que son utilisation d’un « LLM ghostwriter » ne soit pas véritablement établie (d’autres écrivains témoignent ici et là). Mais au-delà du « scandale » qui agite la scène médiatique et divise les experts, l’affaire pose une question autrement plus fascinante : comment apprendre à écrire sans que l’on nous prenne pour une IA ? Car certains des signes désormais associés à l’écriture IA sont en réalité… de vieux procédés littéraires. Les tirets cadratins, les phrases en trois temps, les constructions « ce n’est pas X, c’est Y »… Fin 2025, le New York Times s’amusait déjà à répertorier ces tics qu’on associe désormais de facto à ChatGPT. Comme le souligne The Spectator, un style humain atypique peut désormais devenir suspect, tandis que The Economist relève les mêmes symptômes dans des rapports politiques britanniques, rappelant au passage que Cicéron en personne adorait les rythmes ternaires (et il est peu probable qu’il ait été assisté par Claude). Bref, des procédés qu’on utilisait déjà depuis belle lurette, avant qu’on nous explique les yeux dans les yeux que « c’est un style très ChatGPT ». L’écrivain Baptiste Beaulieu s’en désole lui-aussi : « J’ai toujours aimé les rythmes ternaires. J’en mets partout depuis toujours… » Alors quoi ? Casser ses phrases ? Virer ses tirets ? Ajouter deux-trois coquilles histoire de montrer patte blanche ? Car voilà le magnifique paradoxe de l’IA générative : elle a appris à écrire en nous imitant, et nous nous sentons désormais obligés de changer notre façon d’écrire pour ne pas être accusés d’en être une nous-mêmes ! Euh… On fait comment, du coup ? On rajoute un CAPTCHA pour écrivains ?
2/ Allô ? Non. Après 200 ans de bons et loyaux services, le mot « hello » est en voie de disparition. Du moins au téléphone : comme le raconte The Guardian, les jeunes générations préfèrent désormais répondre par « Hi », « What’s up? », « Yeah? »… voire ne rien dire du tout. Selon une étude YouGov, 40% des Britanniques de 18 à 24 ans trouvent acceptable de décrocher ou raccrocher sans aucune formule de salutation (un peu comme dans les films), contre seulement 14% des plus de 55 ans. Et quelque part, c’est logique : quand une conversation commencée sur WhatsApp se poursuit au téléphone, pourquoi refaire « bonjour » à quelqu’un avec qui vous étiez en train de parler il y a trente secondes ? Sauf que la disparition du « hello » pourrait aussi avoir une autre cause : les scams. Quand vous recevez un appel d’un numéro inconnu, il est désormais conseillé d’attendre que l’interlocuteur parle en premier, notamment pour éviter de fournir inutilement un échantillon de sa voix à des escrocs capables de la cloner (en Suède, on conseille même ouvertement de ne plus vous préoccuper d’être poli quand vous décrochez). Ce qui est assez ironique, vu que, comme le rappelle la BBC, le mot « hello » est justement arrivé en même temps que l’invention du téléphone. À la fin du XIXe siècle, Alexander Graham Bell préférait « Ahoy! », mais Thomas Edison défendait « hello », qui passait mieux sur les mauvaises lignes téléphoniques. Près de 150 ans plus tard, on est donc en train de prendre le chemin inverse… Allez, bye bye, hello !
3/ Vous le savez sûrement : votre emoji préféré révèle votre âge. Si vous répondez 👍 à un message pour dire « parfait », vous venez probablement de prendre vingt ans. En effet : les emojis sont devenus un véritable marqueur générationnel : à partir d’une base de 665 millions d’emojis tapés sur Gboard, le New York Times a montré que jeunes et vieux n’utilisaient pas les mêmes symboles et encore moins pour les mêmes significations. Chez certains Gen Z, le 👍 peut être considéré comme malpoli (en plus d’être un signe extérieur de boomerisme), et le 💀, qui avait remplacé 😂 pour signifier l’inénarrable « MDR », est déjà en train de devenir has-been. Sans oublier LA star de 2025 : la rose fanée 🥀, popularisée par la Gen Alpha pour exprimer la tristesse ou un faux chagrin à la place de 💔 (et accessoirement emoji à la croissance la plus rapide de l’année). Si vous ne l’avez pas vue passer, The Guardian raconte que cette jolie rose est déjà en train de passer de mode… Pourquoi ? Parce que les adultes commencent à savoir ce qu’elle signifie. « Dès que ta mère découvre l’emoji rose fanée, il faut passer à autre chose », résume le linguiste Adam Aleksic. C’est tout le paradoxe : l’emoji ne sert plus seulement à exprimer une émotion mais à montrer que vous connaissez le bon code au bon moment : 🔥 est de retour pour remplacer le 💯, 🙏 remplace parfois le 👍, 🗿 exprime l’impassibilité, et pendant que vous essayez de vous mettre à la page, les ados sont déjà passés à autre chose (qui sait, peut-être vers les stickers ou autres « reaction pics »). Bref, si vous avez enfin compris comment parler comme la Gen Alpha, mauvaise nouvelle : c’est précisément la preuve… que la Gen Alpha ne parle déjà plus comme ça. Too bad 🥀.
Prêts pour les « wellness darties » ?
Vous vous souvenez des frat parties ? Beer pong, gobelets rouges, bière tiède et réveil à 14 heures avec une chaussure en moins ? Contre toute attente, la Gen Z est en train de remplacer tout ça par… du Pilates et des bains glacés ! Bienvenue aux « wellness darties » (contraction de day parties), une nouvelle tendance sur les campus américains où des centaines d’étudiants se retrouvent en pleine journée pour courir, faire du yoga ou du HIIT, prendre un cold plunge et boire du matcha ou des boissons énergétiques. Le phénomène est devenu viral après une « darty » (rien à voir avec la chaîne de magasins d’électroménager bien sûr) organisée dans une fraternité de l’University of Florida, dont les vidéos ont rapidement atteint plusieurs millions de vues sur TikTok.
Et ce n’est déjà plus un cas isolé : le New York Times en a repéré sur plusieurs campus, tandis que Mashable y voit le dernier avatar d’une Gen Z qui n’a plus forcément besoin d’alcool pour faire la fête. Attention, personne n’a interdit les cuites : les organisateurs expliquent plutôt vouloir mettre en avant d’autres manières de se retrouver. Mais Internet, forcément, est traumatisé : millennials et Gen X comparent déjà leurs années fac sous vodka avec des vidéos de jeunes en brassière faisant la planche à midi devant une frat house. D’ailleurs, à quand le premier after en sauna ? Bon, ça existe déjà, en fait.
Sauriez-vous reconnaître votre investissement ?
Avec Enky Invest, vous investissez à partir de 1000€ dans un parc de mobilier haut de gamme, déployé dans des entreprises, hôtels ou espaces de coworking. Derrière votre investissement, des actifs physiques qui servent déjà dans l’économie réelle. Un placement bien tangible, qui verse des intérêts chaque mois.
Concrètement :
– investissement à partir de 1000€
– rendements potentiels entre 6,5% et 9%
– intérêts versés mensuellement
– aucun frais d’entrée ni de gestion
Plus de 6000 investisseurs ont déjà financé plus de 20 millions d’euros de projets via Enky Invest. Et pour les lecteurs de Tech Trash, 100 à 300€ de crédit sont offerts sur votre premier investissement.* Pour découvrir Enky Invest, ça se passe par ici.
⚠️ *Offre limitée dans le temps. Investir comporte des risques de perte partielle ou totale du capital. N’investissez que ce que vous êtes prêts à perdre.
Allez, bisous !
Merci d'avoir perdu 5 min.
On vous aime ❤️🔥
Bonus : Youpi, c’est officiellement la fin du « AI summer » – Plus personne (enfin presque) ne veut devenir influenceur – Et les tech bros ne donnent plus envie non plus – Samsung a planté ses frigos connectés – Vous connaissez le « hobbymaxxing » ? Travailler, mais pour le kif – Pendant ce temps, Amazon embauche… des personnes virées il n’y a pas si longtemps – et investit 3 milliards dans la livraison rapide en Inde – Allez, un débat présidentiel avec Laurent Alexandre ça vous dit ? – L’IA est-elle au-dessus des lois ? – Le trailer du film sur Sam Altman débarque – après celui du nouveau film sur Zuck – qui a prévu de lancer son propre Tamagotchi, le « Muse Charm » – Et pour finir, l’excellente idée de la semaine (ou pas) : renommer l’IA en « Superintelligence », parce que ça fait plus stylé quand même – La suite la semaine prochaine !
Nota Bene : si jamais vous recevez ce mail alors que vous vous étiez déjà désinscrit il y a quelque temps, si vous le recevez en double, si vous avez l’impression de ne plus recevoir Tech Trash, ou encore que votre newsletter favorite arrive désormais dans les spams, n’hésitez pas : écrivez-nous à hello@techtrash.fr. On répond à tout le monde (même si ça peut mettre quelques jours), requêtes, questions, mots d’amour… promis 😘
